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Le parc Bellewaerde attend ses léopards de l’Amour

Le parc Bellewaerde attend ses léopards de l’Amour

Trois léopards de l’Amour viendront bientôt égayer les allées de Bellewaerde. Le parc d’Ypres espère pouvoir compter sur un heureux événement dans les prochaines années. Reporters

À Bellewaerde, la grande nouveauté de l’année arrivera en mai. Trois léopards de l’Amour seront accueillis dans le cadre d’un programme d’élevage.

Le lieu censé accueillir les léopards de l’amour n’est encore qu’un vaste chantier. Pourtant, dès le mois de mai, l’Indiazone du parc Bellewaerde se transformera en un petit coin du Sud-Est de la Russie ou du Nord de la Chine. Trois individus de cette espèce devenue très rare à l’état sauvage feront l’objet, à Ypres, d’un programme d’élevage international en collaboration avec EAZA (European Association of Zoos and Aquaria). «Pour nous, il s’agit d’une belle opportunité, se réjouit Kristof Louagie, responsable communication du parc. C’est une reconnaissance qui tient compte de nos 30 années d’expérience avec les lions et les tigres. Certes, un léopard de l’Amour n’est pas un panda. Mais il s’agit quand même d’un animal mystérieux qui fascinera sans doute de nombreux visiteurs.»

Un entraînement régulier

Des léopards de l’Amour en Belgique, ce n’est pas exclusif. Le zoo d’Anvers en dispose déjà de quelques-uns. «Ils n’ont cependant que des mâles, reprend Kristof Louagie. Chez nous, le programme d’élevage constituera un plus. Il s’accompagnera en effet d’un entraînement de ces animaux sous les yeux du grand public qui pourra les observer à travers de grandes vitrines. L’un des léopards que nous recevrons a déjà été entraîné dans un parc zoologique de Suède. Nous poursuivrons donc le travail avec celui-là et nous l’entamerons avec les autres.»

Cet entraînement servira à suivre médicalement les trois léopards. Il sera assuré par l’équipe de six soigneurs polyvalents qui prennent déjà en charge les lions et les tigres du parc:«Cela marchera à la récompense. Il sera de cette façon plus facile de leur faire une prise de sang ou de les faire passer sur la balance. Dans chaque enclos, les visiteurs pourront suivre de manière interactive le poids de chaque spécimen. Pour la femelle, il s’agira d’un bon indicateur pour observer si un heureux événement se profile à l’horizon.»

La reproduction est de facto le but ultime de l’hébergement de ces trois léopards de l’amour à Bellewaerde: «Ce sont des animaux très solitaires. Nos trois individus seront donc dans des enclos individuels, précise Kristof Louagie. Ils ne se rencontreront que quelques jours par an. Nous aurons une femelle et deux mâles – un jeune et un expérimenté – afin de multiplier les chances de réussite. Il n’y aura plus qu’à espérer que la mayonnaise prenne.»

Un objectif de réintroduction

In fine, l’ambition est de pouvoir réintroduire dans son milieu naturel le petit léopard qui naîtra de l’union des animaux captifs: «Notre grandespoir est de pouvoir compter sur une naissance dans les deux ans, sourit Kristof Louagie. Il serait en tout cas souhaitable que nous arrivions à nos fins, car on ne compte plus qu’une quarantaine de léopards de l’Amour à l’état sauvage.»

Les trois léopards s’ajouteront aux sept espèces qui font l’objet d’un programme de reproduction à Bellewaerde. Ils seront situés à quelques encablures des cinq lions et cinq tigres qui font déjà le bonheur du parc d’Ypres depuis de nombreuses années.