Cyclisme -

Paris-Roubaix: victoire de Terpstra, l'équipier de Boonen

On attendait Tom Boonen ou Fabian Cancellara. C'est finalement le Hollandais Niki Terpstra qui a profité du travail de son leader pour déjouer les pronostics de cette 112e édition de Paris-Roubaix.

Sorti tout seul, à 6,3 km de l'arrivée, d'un groupe de onze coureurs comprenant tous les favoris dont deux équipiers (Boonen et Stybar), Terpstra a résisté jusqu'au bout. Il s'est imposé avec 20 secondes d'avance sur l'Allemand John Degenkolb (Giant-Shimano), 2e, qui a gagné le sprint sur le vélodrome de Roubaix, et le Suisse Fabian Cancellara (Trek), lauréat l'an dernier, 3e.

2e l'année passée, Sep Vanmarcke (Belkin) est à nouveau le premier Belge avec sa 4e place. Le Tchèque Zdenek Stybar finit 5e, le Slovaque Peter Sagan (Cannondale) 6e, le Britannique Geraint Thomas (Sky) 7e, le Néerlandais Sebastian Langeveld (Garmin Sharp) 8e, le Britannique Bradley Wiggins (Sky) 9e, et Tom Boonen (Omega Pharma-Quick Step) 10e.

Le quadruple lauréat de l'épreuve avait dynamité la course mais n'a pas réussi à aller au bout. Il a tout de même joué un rôle crucial en ramenant Terpstra sur un groupe de tête où se trouvait Cancellara et Sagan.

Terpstra avait pris la 3e place l'an dernier et la 5e en 2012. Il est le sixième Néerlandais à s'imposer dans "l'Enfer du Nord", le premier depuis Servais Knaven en 2001. Il signe à 29 ans le plus beau de ses 17 succès professionnels, le 4e en 2014.

Terpstra offre aussi au manager Patrick Lefevere un 12e succès dans Paris-Roubaix au terme des vingt dernières éditions.

Grâce à cette victoire, Niki Terpstra bondit à la 3e place du classement UCI derrière Contador et Cancellara.

"La plus belle victoire de ma carrière" "Paris-Roubaix est une classique très spéciale. Je ne peux pas encore croire que j'ai gagné ici", a déclaré Terpstra, 29 ans, sur le vélodrome de Roubaix. "Quand Tom Boonen est parti, c'était calme dans le peloton. Malheureusement, il y avait encore de la vitesse dans le groupe, alors que je pensais que la décision était tombée. C'était une course très étrange, car après chaque secteur pavés, une série de gars revenaient. Tu dois rester très concentré. Tu dois te tordre pour ta position et te battre pour rester à l'avant. Finalement, tout s'est bien déroulé. Au Carrefour de l'Arbre, il y a eu une nouvelle sélection et, une fois sur le secteur pavés de Hem, c'était le signal, pour moi, pour démarrer une nouvelle fois, à fond. Derrière moi, ils ont dû attendre trop longtemps pour réagir, car j'ai directement creusé un bel écart. Je devais ensuite tout donner durant les sept derniers kilomètres afin d'obtenir la plus belle victoire de ma carrière."

Le Suisse Fabian Cancellara n'a pas réussi à s'offrir un troisième doublé Tour des Flandres/Paris-Roubaix, dimanche à Roubaix. Le Néerlandais Niki Terpstra est arrivé en premier sur le vélodrome et Cancellara a dû se contenter de la troisième place, derrière John Degenkolb.

"C'était une course vraiment dure aujourd'hui, avec le vent de face", a expliqué Cancellara. "Il a fallu courir d'une manière totalement différente. J'a aussi été retardé par une chute. J'ai dû changer de vélo et perdu du temps. Cela m'a aussi fait perdre de l'énergie pour retrouver une place à l'avant, bien que j'ai reçu un soutien suffisant de mon équipe. Devant, bien entendu, on ne m'a pas attendu. Dans le final, nous nous sommes retrouvés à l'avant avec Sep Vanmarcke, Zdenek Stybar, Peter Sagan et John Degenkolb, mais, malheureusement, l'entente n'était pas assez bonne, personne ne voulait collaborer avec Sep Vanmarcke et moi-même. En conséquence, une série de coureurs se sont joints à nous. C'était le tournant de la course. Quick Step a pris la course en mains et quand Terpstra est parti c'était terminé. J'ai encore donné le maximum et je monte sur le podium. Malheureusement, je ne réalise pas un troisième doublé."

Sep Vanmarcke, premier belge, a dû se contenter de la quatrième place de Paris-Roubaix, dimanche, après avoir collectionné les places d'honneurs durant tout le printemps.

"J'ai longtemps roulé pour la victoire et j'avais aussi les jambes pour le faire", a déclaré Sep Vanmarcke (Belkin). "Quand nous sommes arrivés au Carrefour de l'Arbre et que notre groupe ne s'est pas réduit, tout le monde a commencé à penser à son sprint final. Raison pour laquelle une série de coureurs sont encore revenus. Une chose regrettable car les hommes d'Omega Pharma-Quick Step étaient désormais avec trois coureurs dans le groupe de tête. Bien sûr, ils ont bien joué le jeu d'équipe. J'avais déjà attaqué plusieurs fois et lorsque Niki Terpstra a placé son démarrage, le meilleur était derrière moi. Tout le monde s'est regardé et aussitôt l'oiseau s'est envolé car tu ne peux pas laisser une demi-minute à Terpstra. Quand Boonen a attaqué, il n'y avait pas de danger. Il est parti de beaucoup trop loin. Surtout avec le vent de face, il n'aurait jamais pu poursuivre ses efforts jusqu'au bout. En conséquence, je n'ai jamais paniqué. Ce printemps n'est tout simplement pas fait pour moi car, malgré le fait que j'ai lutté pour la victoire dans toutes les grandes courses, je n'ai pas réussi à gagner."