MUSIQUE - SESSION ACOUSTIQUE

Live buzz : le coup de folie d’Antoine Chance

Dix ans. C’est le temps qu’a mis Antoine Chance pour sortir son premier album. Comme quoi avoir un père hyperconnu – en l’occurrence ici Philippe Geluck – ne compte pas.

D’ailleurs, le jeune trentenaire – sous les conseils de Marc Moulin – a choisi « Chance » comme patronyme, pour bien montrer – entre autre – qu’il ne joue pas cette carte-là. La musique fait partie de lui depuis qu’il est tout petit.

Après avoir tenté l’aventure en groupe avec Coco Royal, le voici donc en solo. Une voix qui fait parfois penser à Julien Doré, un single – Fou – que l’on entend beaucoup à la radio, une pléiade d’excellents auteurs et des musiques qui se baladent entre pop et rock, reliant la France et l’Angleterre, voilà les ingrédients d’un premier album plutôt réussi.

Antoine Chance nous a offert trois titres en session acoustique. Le premier, Parader en enfer, dans notre première vidéo ci-dessus. Avec les choeurs (et les coeurs) du public présent dans le grand studio de Nostalgie.

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Dans le livret, vous dites que vous avez mis dix ans pour finir ce disque…

Oui, j’ai l’impression que dans mon cas, cela a été particulièrement long. Je voulais faire quelque chose de parfait, même si finalement ce ne l’est pas. Mais j’ai le sentiment d’avoir été au bout…

Être le fils de Philippe Geluck, cela n’aide donc pas?

D’une part, j’ai pris assez vite une distance et mon père la respecte. J’essaye de ne pas jouer là-dessus. Mais je ne suis pas débile. Si je peux avoir quelque chose par lui, je ne dirai pas non. Mais j’ai besoin de me dire que ce qui m’arrive, c’est grâce à moi. Je sais que certains vont penser que je suis pistonné et que l’on va me parler de lui dans toutes mes interviews pendant dix ans au moins. Mais j’ai fait la paix avec ça.

Il faut être «fou» pour sortir un album aujourd’hui, non?

(sourire) On me l’a dit au tout début. C’est vrai qu’il faut être un peu cinglé pour se lancer dans un métier où le marché est vachement compromis. Mais je me suis toujours vu faire ça!

«Fou», c’est le titre de l’album, mais aussi celui de la chanson qui ouvre l’album et qui parle de quelqu’un qui est fou d’amour. Qu’est-ce que vous avez pu faire de plus fou par amour?

[…] Déjà, je n’ai aimé qu’une personne, c’est ma femme. Pour ça, je suis un peu pareil que mon père. Sinon, je ne suis pas quelqu’un de vraiment excentrique… Mais le point de départ de cette chanson, c’est une mélodie que j’ai envoyée à Jacques Duvall. Je n’ai donc pas choisi le thème qu’il allait aborder. Cela a donné une chanson très pop, en mouvement, avec des mots très simples…

Fou, dans notre vidéo ci-dessous  :

 

Ce qui est étrange, c’est que voici trois ans, vous avez écrit la musique d’une chanson de Jenifer qui s’intitule «L’amour fou»…

C’est vrai ! C’est un texte de Pierre-Dominique Burgaud (NDLR : « Le Soldat Rose ») que j’ai reçu avant de faire la musique. Mais c’est vrai que c’est rigolo… J’ai aussi une chanson qui n’est pas sortie et qui s’appelle « Les fous ». Mais je crois que quand je chante en « yaour t» sur mes musiques, il y a beaucoup le son « ou » (rires). On arrive donc vite sur des mots en « ou ». L’extrême serait un jour de sortir un album en « yaour t». Et je le ferais peut-être bien ! (sourire)

Comment avez-vous rencontré Jacques Duvall?

Via Marc Moulin. Je devais avoir 18 ou 19 ans. Je lui ai fait écouter deux ou trois trucs. Et Marc est toujours resté attentif à ça. Et quand j’ai évoqué le fait de faire mon album en français, le nom de Jacques s’est imposé. Il est impressionnant.

Il y a aussi deux titres de Marcel Kanche (M, Vanessa Paradis…): « (Et) la nuit a ses défauts » et « Sur l’asphalte »…

Lui, c’est via ma maison d’édition que je l’ai rencontré. Et cela a été ma plus belle rencontre de l’année. On s’est envoyé de nombreux mails. On a fait beaucoup de chansons ensemble, mais il n’y en a que deux sur l’album. Il y en aura d’autres plus tard, sur une nouvelle édition française.

Son troisième titre en acousitique : Sur l'asphalte :


Jonathan D’Oultremont, qui signe aussi deux titres, c’est le fils de Juan je suppose ?

Exactement! C’est le copain d’enfance. Au début, on ne pouvait pas se pifer. Mais à 18 ans, on a signé un truc comme quoi on restait copains quoi qu’il arrive. Il est vraiment fort! Parader en enfer fait partie de mes préférées.

Et vous, vous écrivez ?

Je crois beaucoup en la collaboration. Mais je me rends compte que je vais avoir besoin de raconter des choses qui me sont propres. Donc je vais y travailler plus…

L’album a été réalisé par Renaud Letang. Qu’a-t-il apporté ?

Au départ, j’avais peur que ce projet m’échappe. Mais pas du tout. Je savais qu’il allait comprendre le propos. C’est lui qui a créé l’équipe. Et finalement, cela donne un album épuré, peut-être plus rock que ce que j’aurais fait. Mais c’est l’un des meilleurs mixeurs au monde !

Cette session a été réalisée en collaboration avec Nostalgie.

Toutes nos sessions acoustiques Live buzz.

Antoine Chance, « Fou », Universal. Il sera le 22 avril au Botanique à Bruxelles (02/218 37 32), le 26 avril à la Maison de la Culture de Namur (www.ticket.net.be) ainsi qu'en juillet aux Francofolies de Spa.
 

 

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