PARIS-ROUBAIX

Boris Vallée veut voir le vélodrome

Boris Vallée veut voir le vélodrome

Boris Vallée veut aller au bout. Belga

Révélé au grand public sur les routes du GP Cerami l’an dernier, Boris Vallée ne s’attendait pas à se voir retirer de la liste des engagés un an plus tard… pour être aligné au départ de Paris-Roubaix!

D’espoir chez Colorcode à pro chez Lotto, quel chemin parcouru. «C’est vrai, sourit l’intéressé. C’est la preuve que j’applique bien ce qu’on m’a enseigné les années précédentes, même si je profite ici des forfaits des coureurs prévus.»

À l’issue de la reconnaissance de jeudi, le citoyen de Thimister ne se montrait pas davantage impressionné, ni par l’enjeu, ni par les pavés. «Pourtant je les découvrais car je n’ai jamais roulé à Roubaix chez les juniors ou les espoirs. Cela représentera un challenge de plus, une expérience unique à coup sûr.»

Cet air insouciant semble réussir au néopro wallon qui, du haut de ses 20 ans, dispose en tout cas d’un moteur et d’une dose certaine de culot. Reconnaissant envers ceux qui l’ont écolé, Christophe Brandt en tête, Vallée s’est déjà mis en évidence à plusieurs reprises. Adepte de l’apprentissage… actif. «Au Tour de Catalogne, on m’avait demandé de m’accrocher et d’essayer de terminer. J’ai voulu mieux: j’ai pris les échappées, j’aime aller à la bagarre… »

Pas de complexe, un bon contact avec les pavés vu son gabarit, Boris Vallée entend bien justifier la confiance accordée par l’équipe. «J’accorde beaucoup d’importance à finir: c’est nécessaire pour mémoriser tous les endroits et moments stratégiques, si je veux jouer avec les meilleurs dans deux ou trois ans. De toute façon, je n’abandonne jamais!»

Rendez-vous au Vélodrome donc!J.Gr.