Le marathon de la vitesse ce 17 avril

Sur le site web jeflasheaussi.be, 52 000 nouveaux points radars potentiels ont été proposés. Belga

Près de 52 000 lieux où un radar pourrait être installé ont été renseignés par les citoyens. Prochaine étape: une vaste opération de contrôle ce 17 avril.

La campagne «Je flashe aussi» menée par l’Institut belge de sécurité routière (IBSR) et la police fédérale a enregistré 51 767 signalements entre le 31 mars et le 10 avril.

Tant l’IBSR que la police fédérale se félicitent du succès de la campagne, dont la prochaine étape est le «marathon contre la vitesse excessive» qui se tiendra une journée de la semaine prochaine. À bonne source, on nous confirme qu’il s’agira de ce jeudi 17, durant 24 heures.

Les citoyens étaient invités depuis le 31 mars à indiquer sur le site www.jeflasheaussi.be l’endroit où ils souhaiteraient voir les forces de l’ordre effectuer un contrôle de vitesse. Après onze jours, plus de 51 000 endroits ont ainsi été signalés. Au «hit-parade» des signalements, c’est la zone anversoise qui arrive en tête, devant Bruxelles, Courtrai et Gand. Côté wallon, Liège devance de peu Charleroi.

Benoit Godard, le porte-parole de l’IBSR qualifie le résultat de « très positif». «On ne s’attendait pas à pareil succès, admet-il, même si aucun objectif chiffré n’avait été établi. Le but principal est d’impliquer le citoyen dans la sécurité routière.»

Pour la police fédérale également, la campagne est un beau succès. «Nous sommes très, très satisfaits et positivement surpris », se réjouit Michaël Jonniaux, porte-parole de la police fédérale.

Il précise également qu’aucun objectif n’avait été fixé au préalable mais que même si cela avait été le cas, la barre n’aurait pas été mise si haut.

«Tous nos espoirs ont été dépassés, c’est un encouragement et une marque de soutien de la part des citoyens.»

Toutes les données rassemblées seront maintenant renvoyées aux 124 zones de police participantes (sur un total de 195). Elles seront ensuite analysées, de manière anonyme, en tenant compte des motivations les accompagnant.

Trois options sont ensuite offertes aux zones de police, explique Michaël Jonniaux.

«Elles peuvent tout d’abord mener un contrôle à un des lieux communiqués lors du marathon de la semaine prochaine. Elles peuvent également garder ces données en réserve pour un contrôle de vitesse ultérieur. Enfin, les zones peuvent également décider de ne pas mener de contrôle au lieu-dit pour une raison d’opportunité ou de sécurité, et opter pour une meilleure signalisation ou un aménagement de l’infrastructure.»