Cela fait un an tout juste qu’Antoine Laurentin a ouvert une galerie à Bruxelles, dans le quartier du Sablon. «Je suis à Paris depuis trente ans, nous explique-t-il, et je fais toutes les grandes foires d’art.

Henri Michaux, je le suis depuis toujours.»

Et c’est son espace bruxellois qui lui a donné l’idée de cette exposition. «Ici, j’ai plus d’espace qu’à Paris, ça me permet de faire autre chose, c’est très dynamisant. Je veux privilégier les expositions monographiques.»

Les œuvres exposées d’Henri Michaux proviennent principalement de deux sources, le galeriste Paul Facchetti (qui a introduit Jackson Pollock en France) et la Galerie parisienne Lelong. Il existe de par le monde un certain nombre de «vrais» collectionneurs d’Henri Michaux. «Et en Belgique aussi. Nous avons participé à la Tefaf de Maastricht en mars et nous y avons exposé quelques-unes des œuvres proposées ici à Bruxelles. Nous avons été étonnés du nombre de Belges, entre autres de Namurois, présents et intéressés…»

Le clou de l’exposition bruxelloise Désagrégation est une encre sur papier post-mescaline. Une des œuvres réalisée par Michaux plusieurs années après ses expériences de drogue et dans lesquelles il tente de revivre ce qu’il a alors vécu. Une encre dont la valeur est estimée à 45 000€.

Car toutes les œuvres exposées sont à vendre. Mais rien n’empêche de faire une petite visite à la galerie pour le simple plaisir de la découverte. «Tout le monde est le bienvenu, confie encore Antoine Laurentin, toutes les œuvres sont exposées jusqu’au 21 mai. Même les simples curieux peuvent franchir la porte. C’est en créant ainsi l’événement que je veux aussi faire parler de la galerie et la faire vivre!»M.F.G.