100 ans de la Radio

L’Avenir se lisait aussi en FM…

Notre journal a été le premier groupe de presse écrite à s’engager dans le secteur radiophonique (1983). À l’occasion des 100 ans de la radio, on se souvient…

Au lendemain du centenaire de la première émission radiophonique, votre journal se souvient d’avoir participé à l’histoire de la radio en Belgique. Le 2 mai 1983, Radio Vers l’Avenir voyait le jour au sein de la rédaction du boulevard Mélot à Namur.

Robert Nicolas, aujourd’hui retraité, a été un des cinq journalistes à animer cette radio. «Un peu partout, il y avait des radios libres qui naissaient. Vers l’Avenir pensait à établir des liens avec des ASBL qui faisaient de la radio pour fournir de l’info.»

Mais c’est surtout un véritable projet radiophonique qui a finalement vu le jour. «Il y avait quatre journalistes du journal: Jean-Claude Fyon, Jean-François Pacco, Michel Colinet et moi-même. On avait aussi recruté un journaliste à temps plein, Éric Mulders, avec de vraies compétences radiophoniques.»

Le début des années 80 correspondait à un foisonnement de petites radios libres. Radio Vers l’Avenir s’est intégrée dans ce mouvement et l’a soutenu. «On a utilisé nos moyens pour fabriquer un journal parlé sur cassettes qu’on distribuait à des radios locales. Même à Arlon.» L’objectif du journal était ainsi de conforter sa présence et sa couverture médiatique dans les zones de diffusion du support papier. Pour les journalistes, plus habitués au stylo qu’au micro, cette expérience était aussi assez récréative. «On était détaché de la rédaction pour faire de la radio et on se partageait les horaires.»

Tensions entre collègues

Entre le souci de diffuser de l’information en direct et la volonté de conserver les bonnes infos pour le journal du lendemain, la rédaction radio a dû gérer des tensions avec les collègues de la presse écrite. On ne refait pas l’histoire… Car ce type de situation s’est reproduit 25 ans plus tard avec l’avènement des rédactions web.

Pour faire du reportage en direct, les journalistes s’adaptaient aux moyens dont ils disposaient. «Je me souviens d’avoir fait une manifestation dans les rues de Namur. On utilisait les cabines téléphoniques, qui étaient nombreuses à l’époque. On allait de cabine en cabine pour faire l’état d’avancement de la manif.»

En 1987, le groupe Vers l’Avenir a élargi son spectre namurois. La radio s’oriente vers une politique de réseau en mettant en place des collaborations avec des radios existantes. Le journal pouvait ainsi compter sur cinq radios de base et sept complémentaires.

Avec Radio Nostalgie

Mais la radio restait toujours éloignée des grandes villes comme Liège, Bruxelles et Charleroi. C’est ainsi que la collaboration avec Radio Nostalgie a pu voir le jour. Le 1er septembre 1989, une convention était signée entre les deux parties afin d’assurer une couverture radiophonique complète de la Communauté française.

Trois ans plus tard, la convention ne fut pas renouvelée mais la marque Nostalgie, à la suite de la faillite du groupe Propublic Benelux, restait dans le giron du groupe de presse à 51%.

Radio Nostalgie a accompagné les changements d’actionnariat de notre groupe de presse. Notamment lors du rachat par le groupe Corelio. Mais les chemins entre le journal et la radio devraient se séparer prochainement. Nostalgie ne figure pas dans le rachat du journal par Tecteo.