MUSIQUE - SESSION ACOUSTIQUE

Live buzz avec Marie Warnant : en triturant les sons

Avec « Nyxtape », Marie Warnant remet la musique en avant. Un disque electro-rock marqué par l’idée du double et de l’évasion. Elle est venue dans le grand studio de Nostalgie nous propsoer une session acoustique.

Elle nous a aussi accordé une longue interview dans laquelle elle se livre un peu à nous.

Marie Warnant ne chante plus de ritournelle. Après son incursion dans la chanson française plus classique en 2010 – avec son complice Vincent Liben – Marie Warnant revient avec « Nyxtape », projet plus electro-rock, réalisé avec Mirko Banovic, le bassiste d’Arno. On y retrouve toujours sa jolie voix claire, mais sur des musiques triturées, malaxées. Un album
musicalement plus personnel, qui demande plusieurs écoutes pour en saisir toutes les subtilités.

Photo : Olivia Droeshaut & Yves Dethier © DYOD

En voici un premier extrait, en acoustique : Make love, dans notre première vidéo ci-dessus.

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Quand on écoute cet album pour la première fois, on est étonné par le changement de cap…

(sourire) Ritournelle, il y avait une mise en avant des textes par rapport à la musique. Ici, la démarche a été inverse. Et puis, j’avais envie de quelque chose de plus dansant, de plus positif, de plus léger…

Et il y a cette collaboration avec Mirko Banovic, le bassiste d’Arno. Vous avez des références communes?

Mirko a une super-culture musicale, même en chanson française. Il m’a fait écouter des choses qu’a priori je n’écoutais pas, comme St Vincent ou Arto Lindsay, qui est une grosse référence.

Son deuxième titre : Foultitude :

 

La thématique du double est fort présente, avec notamment ce chat à deux têtes sur la pochette. Vous êtes gémeau?

Non, mais je pense qu’inconsciemment, j’ai quelque chose de double. Même dans mon tempérament. Quant au chat, il est aussi triple, puisqu’il a trois yeux.

Le chat, il existe?

Tout à fait! Il s’appelle Nyx, d’où le titre de l’album. Nyx, c’est la déesse de la nuit. Et «tape», c’est pour les cassettes que j’utilise sur scène pour mixer certains morceaux.

Nostalgique ?

Non, mais je ne suis pas sûr d’adorer le formatage actuel. Je suis aussi revenue à l’écoute de vinyles à la maison, et c’est quelque chose que je prends plaisir à faire avec ma fille. Les cassettes sur scène, c’est une façon de remplacer les «loops» que tout le monde utilise.

Troisième titre, une reprise d'une chanson de The Cure : Lullaby :

 

Une autre thématique présente sur l’album est celle de l’évasion…

C’est le voyage intérieur, plutôt que le voyage concret en avion.

Avec cette question sous-jacente: l’herbe est-elle plus verte ailleurs?

C’est une question que je me pose souvent, mais j’y trouve vite la réponse: on ne sait pas. On veut toujours ce qu’on n’a pas. André Compte-Sponville a écrit un très bel essai à ce propos: Le bonheur désespérément.

Vous reprenez «Les eaux de mars», version française de «Águas de Março» de Jobim, popularisée par Moustaki…

Je l’avais chantée en bossa-nova lors d’un hommage à Moustaki. Ici, j’ai voulu me faire plaisir en l’emmenant autre part, là où on ne m’attend pas.


« J’ai un public fidèle »

♦ Au sujet de son label Idizou : « La maison de disques avec laquelle je travaillais – Viva Disc – ne produit plus. Et puis j’avais envie de retrouver ma liberté artistique. Maintenant, ce n’est pas facile d’être seule. Mais j’ai constitué petit à petit une équipe. »

♦ Au sujet de la prise de risque : « Je crois que j’ai un public fidèle. Mais c’est vrai que je ne me suis pas dit que j’allais faire telle ou telle chose parce que cela allait marcher. L’écriture correspond à ce que je suis. Avec la notion de plaisir et de partager. »

♦ Au sujet de « Make love » : « Ce titre, je l’ai écrit après un concert sur la place des Palais, où j’étais invitée à chanter pour le DJ Ashanti 3000. Quand j’ai vu cette place remplie de monde, j’ai pensé au livre Le Parfum de Patrick Süskind où, à la fin, tout le monde se déshabille. Je me suis dit que ce serait pas mal sur la place des Palais… (sourire). Mais ça ne s’est pas passé! Mais j’ai gardé l’idée. »

♦ Au sujet de la scène flamande : « Je pense que pour le style de musique, il y a un côté plus néerlandophone. J’ai voulu un disque qui n’était pas variété française. »


Marie Warnant sur internet.

Cette session acoustique a été réalisée en collaboration avec Nostalgie.

Toutes nos sessions acoustiques Live buzz.

Marie Warnant : Nyxtape (Idizou/Pias).

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