FOOTBALL

Philippe Albert : « Ce Mondial aux États-Unis a changé ma vie »

S’il ne devait retenir qu’une des Coupes du monde auxquelles il a participé, Philippe Albert opterait sans hésiter pour la World Cup 1994.

«Avec le recul, je peux dire que ce Mondial aux États-Unis a non seulement changé ma carrière mais aussi ma vie, estime aujourd’hui l’ancien défenseur central devenu analyste. J’avais tout gagné avec Anderlecht les deux dernières saisons avec, en bonus, deux titres de joueur pro de l’année. Les USA allaient me permettre de passer un cap. Kevin Keegan, l’entraîneur de Newcastle, était sur place en tant que consultant pour la BBC. Et il a justement vu nos rencontres face à la Hollande et à l’Allemagne. J’y ai, à chaque fois, marqué un but. Deux mois plus tard, je signais à Newcastle. J’y ai passé les cinq plus belles années de ma vie. Ma façon de voir les choses a changé suite à cette expérience.»

Le compagnon de chambrée de Marc Wilmots («On était inséparables») n’oubliera jamais son but face aux Pays-Bas. «C’était comme une délivrance. J’avais été blessé quelques mois auparavant contre Bruges et j’étais incertain pour les USA. Contre les Néerlandais, nous avons joué à midi par plus de 50° et énormément d’humidité. Lorenzo Staelens et Franky Van der Elst, qui étaient les plus forts physiquement, ont chacun perdu 6 kg durant la rencontre. Dans le vestiaire, on a dû les allonger sur les tables et les réhydrater par baxter.»

Extrait du livre «Diables d’hommes (Éditions Mardaga)