Hôpitaux Vivalia : bientôt des parking gratuits partout ?

Hôpitaux Vivalia : bientôt des parking gratuits partout ?

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Stationner dans un parking d'un des quatre hôpitaux de Vivalia ?Un sacré imbroglio face aux différents tarifs pratiqués et qui fait grincer des dents.

Gratuits à Marche et à Bastogne mais payants à Libramont et à Arlon. La situation a en tout cas interpellé le président de Vivalia qui promet de régler la chose.  

Quant aux usagers, il s ne s'y retrouvent pas toujours, comme le confirme Maryline, chargée de l'accueil depuis 9 ans à l'hôpital de Libramont.

- Comment les patients réagissent quand ils doivent passer à la caisse du parking?

Pas très bien. Ils s’adressent à l’accueil parce qu’ils ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer leur parking après une consultation alors qu’à Arlon, les patients sont tous remboursés. Que voulez-vous qu’on leur réponde ? On doit appliquer le règlement.

- Les visiteurs trouvent-ils que c’est cher, 70 cents de l’heure ?

Certains râlent, mais la plupart disent qu’ils se sont arrêtés une demi-heure le temps de déposer quelqu’un à l’hôpital de jour et qu’ils doivent payer le prix de deux heures. C’est vrai qu’une heure entamée est payée et que s’ils arrivent à cheval sur deux heures, ils doivent régler 1,40 euro. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est sur le principe qu’ils sont fâchés. Ils viennent aussi rouspéter parce qu’ils doivent payer une heure de plus alors qu’ils étaient à temps à leur rendez-vous et que c’est le médecin qui avait du retard !

- Y a-t-il parfois des problèmes de monnaie ?

Oui, c’est fréquent parce que la machine ne prend pas les billets et que Proton ne marche pas à tous les coups. Il faut donc des pièces. Les gens se présentent alors au guichet. Nous devons leur dire que nous ne sommes pas une banque et on les envoie à la pâtisserie à 100 mètres d’ici pour qu’ils fassent de la monnaie. Ce n’est pas gai quand ce sont des personnes plus âgées ou tracassées par des mauvaises nouvelles. On essuie souvent des critiques…

-  Ce n’est pas très social comme système, non ?

Nous avons reçu des ordres. On ne peut pas démagnétiser les cartes de ces personnes-là. On le fait pour les transports de la Croix-Rouge ou par ambulance privée, mais pas pour les médecins traitants en visite ni pour les assistants. Ils doivent payer. Ce n’est pas très pratique comme système, surtout qu’il arrive que la barrière pour la sortie tombe en panne. Elle reste levée. Des gens payent et quand ils sont dehors, ils se rendent compte que la barrière est ouverte !

- Quelle solution trouver ? Laisser la barrière ouverte à partir d’une certaine heure?

Cela pourrait sans doute être une solution.

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