Tirreno-Adriatico

Cavendish : « San Remo comme en 2009 »

Cavendish : « San Remo comme en 2009 »

Mark Cavendish espère à nouveau lever les bras, comme ici sur une étape de Tirreno, à San Remo. Belga

Mark Cavendish, victorieux impressionnant au sprint, lundi, part sur la Primavera gavé de confiance..

La Tirreno, comme l’appellent les Italiens, s’est terminée hier par la victoire finale de Contador (voir ci -dessous). Mais la course entre les deux mers a aussi permis à Cavendish, par sa victoire impressionnante lundi à Sant’Elpidio, de se poser à nouveau comme un favori de Milan-San Remo, dimanche. L’homme de Man est un cas particulier. Quand il reçoit la presse, il reste aussi mystérieux, parfois, que désarçonnant.

Mark, on vous sentait frustré, après ce sprint manqué à Cascina, jeudi dernier. ?

Non, pas spécialement, mais j’avais des fourmis dans les jambes. Là, à Cascina, cela frottait beaucoup trop, il y a eu des coups perdus, donnés par des gars qui ne sont pas des gentlemen, c’était dangereux. J’avais le maillot de leader grâce au contre-la-montre par équipes, je le conservais, je ne pouvais pas me plaindre.

Mais ensuite ?

Quand nous avons perdu tout espoir de remporter l’épreuve avec Kwiatkowski dimanche soir, chacun s’est mobilisé à nouveau et la suite fut exemplaire, un modèle d’organisation collective. Quand vous êtes emmené, comme je l’ai été lundi à Sant’Elpidio, par des gars de la trempe de Martin, Kwiatkowski, Renshaw et Petacchi, rien ne peut vous arriver.

Cela vous donne une grande confiance pour San Remo ?

On peut démarrer de Milan avec confiance. Et avec plusieurs sérieux atouts, comme Stybar et Boonen. Dont je sais que ce dernier est en grande forme. Personnellement, j’estime que je suis au même niveau que lorsque je me suis imposé à San Remo en 2009.

Pour quelle raison ?

Cette année, j’ai changé mon programme. On ne peut pas chaque année gagner des étapes sur le Giro, le Tour, la Vuelta, un peu partout. Un sprinter doit s’économiser mais s’il veut s’investir dans les classiques, il doit encore être plus vigilant sur la manière dont il court.

Et on peut entrer dans les détails de ce programme ?

J’ai commencé plus cool afin d’être plus frais en juillet pour le départ du Tour de France en Angleterre. Et je n’ai pas de pression de la part de l’équipe, car il y a d’autres atouts en son sein pour aussi gagner sur le Tour.

Si vous avez décidé de participer à la Primavera, c’est parce qu’on a finalement supprimé la Pompeiana, impraticable ?

Oui, parce que j’estime qu’on ne touche pas aux classiques. Surtout en Italie, la tradition, cela se respecte. Changer le parcours de San Remo, c’est comme repeindre le Colisée à Rome ! Cet avis n’est que le mien. Il y a peu de monuments où les sprinters peuvent s’imposer, il me semble normal qu’on nous laisse aussi une chance. Moi, je n’ai rien à faire à Liège-Bastogne-Liège mais ceux qui sont candidats à la victoire à Liège peuvent gagner à San Remo. L’inverse n’est pas vrai.

Comment définiriez-vous Milan-San Remo ?

C’est une course unique, elle ne ressemble à aucune étape d’un grand Tour. C’est facile à la fin mais tellement compliqué avant, dans l’approche. On dit que 80 coureurs peuvent la gagner, c’est peut-être vrai, on dit aussi qu’il y a plusieurs cas de figure, l’importance des chutes, du vent, mais l’essentiel c’est le feeling, d’être cool, sans pression. Il faut aller crescendo dans la course sans se poser de question, attendre, patienter. Trois cents kilomètres, ou presque, c’est vraiment unique dans la saison.¦

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