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Contador au Tirreno-Adriatico: «J’étais ici pour gagner»

Contador au Tirreno-Adriatico: «J’étais ici pour gagner»

AFP

Alberto Contador, vainqueur final de Tirreno-Adriatico, après le contre-la-montre d’hier, remporté par l’Italien Malori, était on ne plus heureux hier.

«J’avoue que j’étais venu ici dans l’intention de m’imposer, disait El Pistolero. À Arezzo, je n’étais pas satisfait de mon étape, j’avais perdu six secondes sur Sagan et Kwiatkowski. J’étais alors persuadé que ce retard allait se montrer décisif. Les deux jours suivants, je m’impose à chaque fois et en gagnant avec plusieurs minutes d’avance. Cela m’a rendu heureux.»

Ce qui a marqué aussi les observateurs, c’est la manière dont a attaqué le leader de la Tinkoff Saxo, notamment dans l’étape de dimanche, avec cette arrivée au-dessus du mur de Guardiagrele.

«Je voulais faire quelque chose d’autre, avouait Contador. Le matin, dans le bus de l’équipe, j’avais en tête de partir seul un peu avant le final. Ce n’était pas du tout prévu que je me lance dans une contre-attaque derrière les attaquants du jour, même si j’étais très motivé au départ de l’étape.»

El Pistolero se montrait disert, hier: « Je pense que ma victoire de dimanche marquera les esprits, parce que mon attaque était quelque chose qu’on ne voit plus souvent en cyclisme. C’est aussi pour cela qu’on apprécie ce sport. Pareille chose, aujourd’hui, n’est pas simple à faire, et on a rarement l’occasion de le faire, parce qu’il faut aussi les jambes. En gagnant le samedi, j’étais déjà heureux. Je l’étais trois ou quatre fois plus le dimanche.»

Malori mate les ténors

On aurait pu penser que Martin ou Cancellara, sinon Wiggins, allaient s’imposer hier sur ce court contre-la-montre ultime de Tirreno. Au lieu de cela, c’est l’Italien Adriano Malori, de la Movistar, qui s’est imposé sur les 9,1 km du parcours, avec 6 secondes sur Cancellara, 11 sur Wiggins et 15 sur Martin.

Adriano Malori, 26 ans, était aux anges: «Je viens souvent dans le coin en vacances, souriait-il, et je pense que cela me porte chance, puisque c’est aussi dans ce coin d’Italie que j’avais conquis le maillot rose sur le Giro 2012. M’imposer devant ces trois spécialistes, c’est fascinant, presque impossible à croire. Pour moi, cela me donne aussi de grands espoirs pour les contre-la-montre plus longs. Mais je sais le chemin qu’il me reste à parcourir pour battre Martin ou Cancellara dans cet exercice-làD.M.

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