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Les Cliniques Saint-Luc expérimentent trois traitements contre les apnées du sommeil

Les Cliniques Saint-Luc expérimentent trois traitements contre les apnées du sommeil

L’apnée du sommeil peut entraîner de nombreuses complications, une espérance de vie plus réduite et des symptômes tels que fatigue, somnolence ou encore ronflement.

Les Cliniques universitaires Saint-Luc expérimentent actuellement trois traitements contre les apnées du sommeil, a expliqué mardi Philippe Rombaux, chef du service ORL au sein de l’hôpital bruxellois, à l’occasion de la Journée internationale du sommeil du 22 mars.

Le syndrome d’apnée du sommeil touche environ 4% des hommes et 2% des femmes, essentiellement dans la tranche d’âge entre 40 et 65 ans. L’apnée est provoquée par l’aspiration, due à la pression respiratoire de la gorge, de la langue qui perd son tonus pendant le sommeil et qui bouche le pharynx. Cette pathologie peut entraîner de nombreuses complications, une espérance de vie plus réduite et des symptômes tels que fatigue, somnolence ou encore ronflement.

Le patient se voit généralement proposer un traitement avec un masque à pression positive continue par voie nasale (CPAP) qu’il devra porter la nuit. Ce traitement, contraignant, n’est pas toujours supporté par le patient.

Les Cliniques universitaires Saint-Luc expérimentent trois traitements, constituant une alternative au masque nasal. L’idée consiste à redonner du tonus à la langue en stimulant son nerf moteur. Dans le cadre du projet ‘aura6000’, mené par les Cliniques universitaires Saint-Luc et une société américaine, la stimulation est réalisée à partir d’une électrode placée dans le cou et connectée à un boîtier implanté, lui, au niveau du thorax. Les résultats s’annoncent encourageants puisque 70% des patients sont répondeurs.

Les Cliniques universitaires Saint-Luc expérimentent deux autres projets dont l’approche est similaire à la première étude lancée il y a cinq ans. Pour l’un réalisé avec une société belgo-israélienne et l’UCL, la stimulation se fait via une pastille (pile) collée directement sur la peau et qui alimente une électrode, ce qui permet d’éviter de devoir relier un boîtier à implanter dans le corps. Pour la seconde option développée avec une société américaine et l’UCL, des implants attirent de manière cette fois mécanique la langue. Les deux derniers projets ne sont testés actuellement que sur des cadavres.