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L’ultime manoeuvre chômage du PS cette après-midi

L’ultime manoeuvre chômage du PS cette après-midi

La loi-programme dans laquelle trois articles bétonnent la dégressivité des allocations de chômage revient en commission cette après-midi. EdA - Florent Marot

Surprise: la loi-programme dans laquelle trois articles bétonnent la dégressivité des allocations de chômage revient en commission cette après-midi. Sous pression, le PS veut ôter finalement les articles délicats. Ce ne serait qu’un coup de bluff.

La loi-programme avait été votée en commission des Affaires sociales il y a deux semaines, sans broncher. Seul Écolo avait tempêté après avoir déniché trois articles qui donnent une base légale aux décisions prises en matière d’allocations de chômage désormais dégressives et avec un effet rétroactif.

Zoé Genot, députée écolo, avait dénoncé la manœuvre et le scandale. En vain puisque le vote était intervenu. Mais cette loi-programme, n’avait curieusement pas atterri, comme il se doit, en séance plénière, pour le vote final. Rien n’était à l’agenda de ce jeudi. Et pour cause: cette loi-programme est de retour en commission aujourd’hui à 14H15.

Ultime manœuvre

Cette base légale doit contrer les recours possibles contre les arrêtés royaux décidés dans ce domaine par le gouvernement d’Elio Di Rupo. Mis sous pression, à la fois par Écolo mais aussi par les syndicats, les PS tentent une ultime manœuvre ce midi. Ils veulent introduire un amendement qui annulerait l’effet rétroactif de la loi sur le chômage. Une réunion de la majorité est convoquée pour discuter d’amendements.

Mais il ne fait guère l’ombre d’un doute que tous les autres partis du gouvernement opposeront une fin de non-recevoir. Le sp.a lui-même n’est pas prêt à retirer les amendements d’un projet porté par leur ministre de l’Emploi, Monica De Coninck.

« Un petit jeu politique »

«Il s’agit d’un petit jeu politique pour faire croire qu’ils peuvent obtenir une annulation de la loi», confie le député MR David Clarinval, membre de la commission. «Mais c’est totalement inacceptable. Il s’agit d’un accord de gouvernement, d’un compromis pris il y a deux ans. Si le PS veut retirer ça, le MR demandera qu’on retire des taxes décidées alors qu’on ne les voulait pas».

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