« Un miracle d’être arrivé en demi »

Jan Ceulemans évoque le parcours des Diables au Mexique (1986). «Nous avions été meilleurs à l’Euro 80», juge-t-il.

Jan Ceulemans, Diable rouge le plus capé de l’histoire avec 96 matches joués, aura été l’un des grands artisans de l’improbable campagne mexicaine.

«Tout le monde parle encore aujourd’hui de Mexico 86, dit le Caje. Pourtant, je trouve que nous avions été bien meilleurs à l’Euro 80 en Italie où nous n’avions échoué qu’en finale.»

Jan Ceulemans, qui figure dans l’équipe-type dressée par l’UEFA pour son Euro 80, ne boude toutefois pas son plaisir mexicain. «Dans la carrière d’un joueur, atteindre les demi-finales d’une Coupe du Monde, a fortiori contre l’Argentine de Maradona, c’est un rêve supérieur encore à la Ligue des champions. »

Ceulemans n’oubliera jamais l’incroyable victoire contre l’URSS (3-4). «Dans le vestiaire, on était heureux. Mais le fait d’avoir joué à 1 800 mètres d’altitude par 35 degrés avait laissé des traces. Nous étions très fatigués. Malgré tout, on s’est dit que tout était possible. »

L’exploit était à nouveau au rendez-vous, en quart de finale, contre l’Espagne aux tirs au but (1-1, 5-4): «C’est un miracle d’être arrivé en demi-finale avec seulement une victoire au bout des 90 minutes en 7 rencontres, sourit Ceulemans. Mais les jeunes ont saisi leur chance suite au renvoi pour raisons disciplinaires de Vandereycken et à la blessure de Vandenbergh. Et cette Grand-Place noire de monde à notre retour! Tout le monde se souvient de cette supportrice qui montra ses seins au passage de Jean-Marie Pfaff et de Jacky Munaron qui perd sa médaille en jetant sa veste depuis le balcon de l’hôtel de ville.»