BRUXELLES

Doulkeridis: Milquet est soit «mal informée» soit «assez gonflée»

Doulkeridis: Milquet est soit «mal informée» soit «assez gonflée»

Christos Doulkeridis n’a pas apprécié les explications de Joëlle Milquet sur le financement du service bruxellois d’incendie. Belga

Ce vendredi, Joëlle Milquet a affirmé que le service bruxellois d’incendie avait fait le choix de s’exclure des zones de secours bénéficiaires d’un financement fédéral. Cela a fait bondir Christos Doulkeridis, le secrétaire d’État bruxellois en charge du SIAMU.

L’explication livrée jeudi à la Chambre par la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, selon laquelle Bruxelles a fait le choix de s’exclure des zones de secours bénéficiaires d’un financement fédéral a fait bondir vendredi le secrétaire d’État bruxellois en charge du SIAMU, Christos Doulkeridis.

Selon lui la Région bruxelloise n’a jamais pris une décision dans ce sens.

Un statut de zone régionale spécifique ?

Dans une réponse lue par Melchior Wathelet devant les députés fédéraux, la ministre avait affirmé jeudi que la différence de traitement en vertu de laquelle le service bruxellois d’incendie ne bénéficie pas du financement fédéral des zones de secours était «justifiée » par l’attitude de ce même SIAMU souhaitant garder son statut de zone régionale spécifique.

C’est donc «avec étonnement » que Milquet avait dit avoir appris la citation en justice de la Région bruxelloise qui s’estime exclue du financement fédéral. Une plainte, selon elle à visées électoralistes, de la part de Doulkeridis, qui, avait-elle précisé, n’a pas fait l’objet d’un accord au gouvernement bruxellois.

« Sa réponse est assez gonflée »

«J’ignore si Madame Milquet est mal informée mais sa réponse est assez gonflée. Bruxelles aurait choisi de s’exclure en 2007, année durant laquelle ce dossier était en charge de Benoît Cerexhe (cdH). Je n’ai trouvé nulle part de trace de décision dans ce sens », a commenté vendredi le secrétaire d’État bruxellois en charge du SIAMU.

Selon lui, la plainte déposée il y a quelques jours est consécutive à une décision du gouvernement bruxellois de tout faire pour obtenir un financement fédéral de 6,5 millions d’euros d’ailleurs inscrit en recette dans le budget 2014. «J’avais dit que je privilégiais la négociation, et averti qu’en cas de refus de celle-ci, je déposerais plainte » a-t-il ajouté.

Quant à l’annonce par la ministre de l’Intérieur d’une dotation spécifique pour le financement de Bruxelles dont les montants ont été arrêtés lors du dernier conclave budgétaire, il ne s’agit, selon Doulkeridis, que de subventions modestes pour l’achat de matériel, sans lien avec le financement des zones de secours.