Un comité consultatif d’experts était entendu hier par l’Agence américaine des médicaments (FDA), pour juger de la sûreté d’une technique controversée de fécondation in vitro, combinant l’ADN de trois personnes pour créer un embryon sans défaut génétique responsable de certaines maladies héréditaires incurables.

Elle consiste à retirer de l’ovule de la mère la mitochondrie (le générateur d’énergie des cellules) défectueuse pour la remplacer par une mitochondrie saine provenant d’une autre femme. Après avoir été fécondé par le sperme du père en laboratoire, l’ovule est implanté dans la mère et la grossesse peut alors se dérouler normalement. Shoukhrat Mitalipov, un chercheur à l’Université d’Oregon a ainsi réussi à faire naître cinq singes et propose désormais d’utiliser cette technique chez des humains dans des essais cliniques.