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Hamid Babaei, un étudiant de l’ULg, qui refusait d’espionner, condamné en Iran

Hamid Babaei, un étudiant de l’ULg, qui refusait d’espionner, condamné en Iran

HEC

Un étudiant iranien de l’ULG a été condamné dans son pays car il refusait d’espionner des étudiants en Belgique pour le compte de l’Iran.

L’ULg, l’ULB et Amnesty International se mobilisent pour obtenir la révision de la condamnation prononcée à l’encontre d’un étudiant iranien de l’ULg (doctorant à HEC), Hamid Babaei, qui a été condamné à 6 ans de prison à Téhéran le 21 décembre dernier pour «atteinte à la sécurité nationale par communication avec les Etats hostiles», révèle Le Soir.

Son épouse Cobra Parsajoo, doctorante en chimie à l’ULB, mène une campagne pacifique en faveur de son mari, notamment en accordant des interviews à des médias étrangers. Elle a été privée de passeport et depuis le 15 février au moins, on la menace de l’arrêter pour avoir évoqué publiquement le cas de son mari. 

Un retour au pays en juillet 2013

Babaei et son épouse, tous deux âgés de 29 ans, étaient retournés en Iran en juillet 2013 pour rendre visite à leurs familles.

Le jeune homme, qui résidait en Belgique depuis 2009, a été convoqué par des agents du ministère du Renseignement en août, qui lui ont demandé des informations sur des étudiants demeurant en Belgique. Ils lui ont aussi montré des photographies d’étudiants qu’il devait espionner.

Condamné à 6 ans de prison

Hamid Babaei a refusé de se plier à ces demandes et il a été arrêté. Il a finalement été condamné à 6 ans de prison.

Amnesty International croit savoir que Hamid Babaei a subi des pressions l’incitant à faire des « aveux » télévisés dans lesquels il aurait accusé sa femme et lui-même mais qu’il a refusé. 

Hamid Babaei n’a pas été autorisé à engager l’avocat de son choix. Le tribunal lui a commis d’office un avocat après qu’il a été interrogé et détenu pendant au moins 35 jours à la prison d’Evin, à Téhéran.

Dans son jugement, le président du Tribunal révolutionnaire a retenu à l’encontre de l’étudiant que la bourse et les subsides que lui allouait l’université de Liège constituaient des «preuves» de son inféodation à des «Etats hostiles».

Hamid Babaei a interjeté appel le 2 février auprès de la 54ème Chambre de la cour d’appel de Téhéran.

Amnesty International a lancé mercredi une pétition pour appeler les autorités iraniennes à libérer immédiatement et sans condition Hamid Babaei.

+ Action Urgente Amnesty