MUSIQUE - SESSION ACOUSTIQUE

Live buzz avec Clare Louise (2): Ballon d'air frais dans le smog

Sa voix domptée, Clare Louise décolle. Dans ses jardins suspendus, la Bruxelloise gonfle son folk intimiste des volutes de ses amours évaporées. Avant le concert de lancement de son second disque, on la retrouve pour trois mignardises folk sucré-salé.

+ Son premier titre, ci-dessus: "You will always be my love".

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«Ben déjà, ma voix serait moins énervante». Évidemment, l’avis des potes, ça compte quand on sort un disque. Surtout un deuxième. Et quand leur franchise met le doigt où ça fait mal, on sait qu’on a affaire à des vrais amis.

De "Castles in The Air", paru en 2011 dans le smog bruxellois, on retient ce folk intimiste et boisé. Et surtout, ce timbre de gorge autant que de nez que Clare Louise elle-même semblait parfois subir. Sur "Balloons", la plus bruxelloise des Normandes a donc changé de voie. Et de voix.

«Ah dis donc, elle est transformée, hein!», rit-elle, ses doigts fins tapotant sur sa tasse de café comme sur une guitare. «Je l’ai beaucoup travaillée. Pour mieux l’utiliser sans en changer l’identité. J’ai suivi un coaching vocal pour élargir la palette. Et j’ai été surprise des possibilités qui s’offrent désormais à moi».

(My Heart)

Outre cette voie médiane, Clare Louise délaisse aussi quelque peu l’aridité d’un folk quasi celtique pour des arrangements de cuivres et de cordes et, parfois, de retouches électroniques, orchestrés par Boris Gronemberger, maître à penser du groupe V.O.

Pantouflarde

«Il m’a bien emmerdée, ouais: à fond! Y fallait recommencer 20 fois les prises. Mais dans la bonne humeur. Il voulait qu’on soit tout les deux fiers du disque. Moi, je suis fan de sa patte sur V.O. Et tout en conservant l’intimisme de Clare Louise, je voulais ouvrir le projet».

Clare Louise, c’est donc désormais un quatuor, puisqu’une batterie rejoint le trio qui a pris son envol il y a 3 ans. En découle l’apaisement, malgré les cendres de la relation éteinte qui terminent de se consumer à travers tout le disque. «C’est l’histoire d’une séparation qui remonte à deux ans. Je ne rêvais plus. Je ne dormais plus. Sur ce disque, j’ai forcément exorcisé. Ça me bouffait le cerveau et “Balloons” m’a libérée, d’une certaine façon».

Comme Bruxelles, toujours vécue comme un havre de tranquillité pour la Française. «Je suis Bruxelloise aujourd’hui. Quand je vais voir mes sœurs à Paris, je me dis que je ne peux pas y habiter. Avec ce défilé de mode permanent dans le métro…Ici, on prend le temps de vivre. Sans stress. En pantoufles.»

Comme l’auditeur, bercé d’une douce torpeur aérienne dans la nacelle de "Balloons".

("I don't sleep anymore")

+ Clare Louise sur internet.
+ Merci à apdm pour son accueil.
+ Clare Louise en live au Botanique ce jeudi 13 mars

+ VOIR AUSSI | Nous vous avions déjà proposé une première session acoustique avec Clare Louise en décembre 2011.

+ Toutes nos sessions acoustiques Live buzz.

 

© Jacques DUCHATEAU


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