judiciaire -

Harcèlement chez Mactac: 11 personnes face au tribunal

Le tribunal correctionnel de Mons a ouvert le procès, mardi, de harcèlement et de traitement dégradant à l’encontre de deux ouvriers de la société Mactac, basée à Soignies. Sur les onze prévenus, quatre sont poursuivis pour coups et blessures, sept autres, dont la société Mactac, seront jugés pour abstention coupable et non-assistance à personne en danger.

Le tribunal correctionnel de Mons a ouvert, mardi, le procès de harcèlement et de traitements dégradants à l’encontre de deux ouvriers de la société MACtac, basée à Soignies.

Daniel Mignon et Michel Claessens ont subi une série de sévices par une dizaine de leurs collègues dans les années 2000.

Sur les onze prévenus, quatre sont poursuivis pour coups et blessures, sept autres, dont la société Mactac, comparaissent devant le tribunal correctionnel pour abstention coupable et non-assistance à personne en danger.

Un combat de tous les jours

Daniel Mignon et son épouse étaient présents à l’ouverture du procès. « Nous attendons depuis 2008 que justice soit faite. C’est terrible, un vrai calvaire d’attendre une décision de justice », a déclaré Daniel Mignon à la sortie de l’audience qui fixait le calendrier du procès.

« Nous sommes satisfaits de ce qui a été décidé aujourd’hui. Mais c’est un combat de tous les jours que nous vivons. Ce que j’ai vécu est horrible. J’ai été torturé dans une cage, attaché et sans parler du harcèlement perpétuel et des faits à connotation sexuelle que j’ai subis. »

 

L’ouverture du procès concernait la fixation de l’agenda des audiences dans cette affaire qui comprend deux dossiers majeurs: celui de Daniel Mignon et celui de Michel Claessens. 

Ce dernier, qui n’était pas présent à l’audience, a lui aussi été victime de harcèlement au sein de la société sonégienne. 

Mactac aussi responsable

« Ce sont des faits de harcèlement graves et violents. À nos yeux, Mactac est tout aussi responsable que les personnes physiques. La société a laissé faire en sachant que des faits existaient par le passé », a commenté son avocat, Me Giuseppe-Henri Torreni. 

Un troisième dossier concerne un autre ouvrier de la société qui a porté plainte pour harcèlement moral au travail. 

Du côté de la société Mactac, Me Lenaerds a déclaré que « la société avait réagi directement lorsqu’elle avait été informée de ce qu’il se passait ».

L’affaire a été révélée lorsque la vidéo de Daniel Mignon, réalisée par des ouvriers de la société, a été diffusée sur internet. Le procureur du Roi de Mons a demandé à la cour que la dite vidéo soit visionnée lors de la prochaine audience. 

Au total, neuf heures de plaidoiries et réquisitoires sont annoncées. L’instruction d’audience commencera le 1er avril. Les plaidoiries s’étendront les 22 et 29 avril. Une quatrième audience est prévue le 6 mai pour la fin des débats.

Au total, neuf heures de plaidoiries et réquisitoires sont annoncées. L’instruction d’audience commencera le 1er avril. Les plaidoiries s’étendront les 22 et 29 avril. Une quatrième audience est prévue le 6 mai pour la fin des débats.

Il y a d'abord, les blagues stupides, puis les humiliations sexuelles, puis les coups, etc. Jusqu'à ces événements d'une violence inouïe relatée dans Paris Match. Daniel a été ligoté, meutri, soumis à des situations d'un mauvais goût extrême. Tout cela a été filmé en 2002, ce sont des scènes tirées d'une cassette VHS qui ont été publiées dans Paris Match.

 


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