UKRAINE

Ioulia Timochenko enfin libre : « La dictature est tombée »

Ioulia Timochenko enfin libre : « La dictature est tombée »

La libération d’Ioulia Timochenko symbolise la victoire des opposants ukrainiens. AFP

L’opposante Ioulia Timochenko a été libérée de prison. Symbole de la contestation ukrainienne, la politicienne a partagé son bonheur avec les protestants de la place Maidan.

Dans une voiture, Mme Timochenko coiffée de sa tresse emblématique a fait un signe de la main aux journalistes et à ses partisans qui l’attendaient devant l’hôpital carcéral où elle était soignée pour hernies discales à Kharkiv.

« La dictature est tombée non grâce aux hommes politiques et aux diplomates, mais grâce aux gens qui sont sortis dans la rue, qui ont réussi à protéger leurs familles et leur pays », a-t-elle déclaré sur le site internet de son parti.

Décidée à remercier de vives voix les protestants, Ioulia Timochenko a reçu un accueil triomphal ce samedi soir, fendant sous les acclamations la foule de dizaines de milliers de personnes sur le Maïdan, place centrale de Kiev, où elle s'est rendue après avoir été libérée.

L'ex-Premier ministre, égérie de la Révolution orange en 2004, était emprisonnée depuis 2010.

Timochenko, en larmes, salue à Kiev « les héros de l'Ukraine »

L'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko, tout juste libérée de prison, a reçu samedi un accueil triomphal face à plus de 50 000 personnes rassemblées sur le Maïdan, place centrale de Kiev.

« Vous êtes des héros, vous êtes les meilleurs d'Ukraine ! », a lancé Ioulia Timochenko, en larmes et assise sur un fauteuil roulant.

« Je n'ai pas reconnu Kiev, avec les voitures brûlées, les barricades, mais c'est une autre Ukraine, l'Ukraine des hommes libres », a-t-elle affirmé, quelques heures après la destitution par le Parlement du président Viktor Ianoukovitch.

« Si quelqu'un vous dit que c'est terminé et que vous pouvez rentrer chez vous, n'en croyez pas un mot, vous devez finir le travail », leur a-t-elle demandé.

« Si ceux qui ont tué et ceux qui en ont donné l'ordre ne sont pas punis avec la plus grande sévérité, cela sera une honte éternelle », a ponctué Ioulia Timochenko.