En 2008, Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Economie, avait lancé la commission Zénobe, cénacle de 30 acteurs socio-économiques wallons censé donner une évaluation et des perspectives au Plan Marshall.

Aujourd’hui, rebelote, avec ce pacte pour la Wallonie. Une sorte de boîte à outils pour l’avenir; un réservoir à propositions pour une Wallonie articulée socialement, économiquement, territorialement au sein de l’État fédéral dont elle va de moins en moins dépendre.

Pour Jean-Claude Marcourt, ministre régional de l’Economie, une façon de se positionner (lire notre édito en page 24). Mais sur le terrain, que fait-on de cette vision?

«Ce document doit d’abord nourrir la réflexion de l’ensemble des citoyens et circuler: sur le net, dans les universités, explique Jean-Claude Marcourt. Je vais d’ailleurs demander à Édouard Delruelle d’aller le présenter à différents niveaux de la société. Les citoyens doivent s’approprier l’État de la Wallonie et son avenir. le pacte doit selon moi être une base d’action pour la future législature. Le Plan Marshall 2022 est une validation des réalités économiques par des scientifiques et l’administration. Ici, les gens de la société civiles doivent s’impliquer».

La mise en place, elle, doit cela dit être, à la base politique. À commencer par le gouvernement Olivier?

«Ce n’est pas un plan ni un programme» précise Marcourt. Je ne le ferai pas valider par le gouvernement. Mais je vais distribuer le document à mes collègues. Et chacun en retirera ce qu’il veut bien en retirer. En ce qui me concerne, je compte bien faire des propositions».M. Dum.