Benoît Lutgen parle de nouvelles villes. À La Louvière, on pourrait parler d’un nouveau grand quartier. L’homme s’en défend. «C’est une nouvelle ville.» Avec ses infrastructures publiques, ses commerces, ses zones de loisirs. Cela se fait aussi dans les nouveaux quartiers aussi. Soit.

Il rêve également d’une vraie nouvelle ville qui sortirait de terre.

Nouvelle ville ou nouveau quartier, au diable la sémantique. Ce qui laisse rêveur, c’est la façon dont le bébé est emballé et pesé. Vite fait. En 3 ou 5 ans, il voit déjà les pelleteuses à l’œuvre et les premiers bâtiments sortir de terre. Avec leurs premiers habitants. Ensuite, il faut compter 10 ans pour «atteindre le seuil critique», c’est-à-dire que les infrastructures d’intérêt public soient construites.

Là, l’homme va vite en besogne, en temps que politique, il sait très bien qu’un plan de secteur n’est pas modifié d’un coup de cuillère à pot, que les permis d’urbanisme ne se trouvent pas dans un distributeur de chewing-gum, que les marchés ne sont pas attribués en un week-end. D’autant plus, quand on sait qu’il veut que ces chantiers soient la vitrine technologique de la Wallonie. Ça ne sera pas facile de concocter le cahier des charges… Entre l’idée politique et la réalité du terrain, il peut s’écouler plusieurs années.