Procès Cazzetta: le ministère public a requis le meurtre

Procès Cazzetta: le ministère public a requis le meurtre

Belga

Mardi après-midi, le ministère public a requis devant la cour d'assises du Hainaut l'homicide volontaire au procès de Julien Cazzetta, concernant les faits qui se sont déroules au bar "Le Victoria" à Gosselies (Charleroi) le 30 novembre 2010.

L'accusé doit notamment répondre du meurtre de Vincenzo Taibbi pour faciliter le vol, de prises d'otages et de vols avec violence. Jérémie Solvel, Kevin Skaluba et Hicham Mimi sont également dans le box des accusés.

Julien Cazzetta doit répondre d'une quinzaine de chefs d'accusation. Le ministère public représenté par l'avocat général, Alain Lescrenier, a abordé fait après fait, selon leur chronologie, en pointant la gradation exceptionnelle dans la délinquance de Julien Cazzetta et de l'accroissement de sa dangerosité. "Il manifeste un sang-froid et une détermination à toute épreuve. C'est quelqu'un de profondément anti-social", a affirmé l'avocat général en se référant aux expertises des psychiatres mais également au comportement de l'accusé face aux faits et aux victimes.

Selon le ministère public, l'intention d'homicide se marque par la nature des armes utilisées (un pistolet automatique 765), par la zone visée (le thorax) et par la distance de tir de moins de dix centimètres.

En ce qui concerne Carmelo Provenzano, grièvement blessé lors du braquage du bar, le ministère public a requis l'incapacité permanente.

Nonobstant son intime conviction que Julien Cazzetta a tenté d'assassiner Hicham Mimi parce qu'il refusait de commettre d'autres braquages, l'avocat général a demandé aux jurés de répondre "non" à la question du meurtre avec préméditation. "Je suis dans l'incapacité juridique de le prouver, alors je vous demande de reconnaître les coups et blessures avec préméditation", a indiqué Alain Lescrenier.

Pour les faits qui entourent les évasions de l'accusé de la prison de Jamioulx et de Tournai, le ministère public a également requis la culpabilité, arguant entre autre de la méticulosité avec laquelle l'accusé avait tout orchestré.

Concernant les faits reprochés à Jérémie Solvel, Kevin Skaluba et Hicham Mimi, l'avocat général a requis la culpabilité. "Ils se sentaient redevables vis-à-vis de Julien Cazzetta qui leur avait offert tous les plaisirs de la nuit, alors ils ont participé aux hold-up. Ils sont co-auteurs", a souligné le ministère public.

La journée de mercredi sera consacrée à la défense.

 


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