Cour d’assises -

Assises de Bruxelles: la victime a eu la carotide sectionnée

Nizamettin Sen, un homme de nationalité turque âgé de 46 ans, est accusé de l’assassinat de son épouse, Sureyya O., dont il était séparé, le 20 décembre 2010 à Schaerbeek. «La victime (Sureyya O.) a surtout souffert d’une section complète de la carotide gauche», a dit l’un des médecins légistes.

«La victime (Sureyya O.) a surtout souffert d’une section complète de la carotide gauche», a dit l’un des médecins légistes, mardi, devant la cour d’assises de Bruxelles. «Cette plaie mesurait 13 centimètres et a provoqué une très grosse perte de sang», selon les médecins légistes.

«Lors de notre arrivée, la victime se trouvait en décubitus dorsal, donc allongée sur le dos et les bras le long du corps. Il n’y avait pas eu de réanimation. Les premiers intervenants avaient immédiatement constaté le décès», a expliqué le docteur Muriel Parent.

«Lors de l’examen externe du corps, on a constaté de nombreuses plaies par instrument piquant et tranchant. Il y en avait au cou, au thorax, à l’abdomen, au flanc droit, en région dorsale, à la fesse droite et des lésions de défense aux membres supérieurs», a dit l’expert.

«À l’autopsie, nous avons constaté exactement vingt-neuf plaies dont une large plaie d’égorgement. Elle mesurait treize centimètres et s’étendait de la région cervicale droite, en passant derrière l’oreille droite, jusqu’en région cervicale gauche», a exposé le médecin légiste Muriel Parent.

«Cette plaie était associée notamment à une section de la carotide gauche qui a entraîné une très grosse perte de sang. À ce moment-là, la mort était inéluctable», a dit l’expert.

Le docteur Parent a par ailleurs déclaré qu’il n’était cependant pas possible de déterminer la chronologie des différentes plaies.

Le médecin légiste a encore précisé qu’il ne lui avait pas été possible de déterminer si le corps présentait des plaies par instrument contondant. En effet, un marteau avait aussi été découvert à côté du corps. L’accusé avait reconnu qu’il en transportait un dans un sac, avec le couteau, lorsqu’il a accosté la victime le jour des faits.

Mardi, un expert en ADN de l’INCC (Institut National de Criminologie et de Criminalistique) a également indiqué qu’elle avait découvert l’ADN de l’accusé et celui de la victime sur le couteau qui a servi au crime.

Nizamettin Sen est en aveu d’avoir poignardé mortellement son ex-femme, Sureyya O., âgée de 33 ans, rue Dupont à Schaerbeek, le 20 décembre 2010 vers 9h. L’accusé a affirmé, lors de son interrogatoire devant la cour d’assises, qu’il avait croisé Sureyya O. par hasard ce jour-là, qu’elle l’avait ensuite insulté puis qu’il l’avait poursuivie et agressée.

Le couteau et le marteau qu’il transportait dans un sac étaient des outils de travail, avait-il expliqué. D’après l’enquête, l’accusé et la victime étaient séparés et étaient en conflit à propos de leurs enfants.

L’un et l’autre avaient déposé plusieurs plaintes. La victime en avait notamment porté une contre son ex-mari pour coups et blessures mais aussi pour viol sur elle et sur leur fille aînée, mineure d’âge.

L’accusé avait été condamné pour ces faits de coups et blessures mais acquitté des faits de viol. Le jugement avait été rendu le lendemain de la mort de Sureyya O., par le tribunal correctionnel de Bruxelles.