Exposition

Après Paris, l’Orient-Express fera (peut-être) retour à Liège

Après Paris, l’Orient-Express fera (peut-être) retour à Liège

Le légendaire Orient-Express, ici représenté sur une carte postale de 1907. Reporters

L’Institut du Monde arabe, à Paris, présente cet été une exposition sur le mythique Orient Express. Des contacts sont pris pour la ramener ensuite à Liège, où son créateur a vu le jour.

«Le plus mythique des trains», annonce l’institut du Monde arabe à Paris. Le qualificatif vise à donner du relief à l’exposition qui y sera présentée, du 4 avril au 31 août prochain, mais, à l’instar du Transsibérien, l’Orient-Express appartient, de fait, à la légende ferroviaire. Et cette légende pourrait, après la Ville Lumière, faire une halte à Liège. Juste retour des choses, finalement, puisque Georges Nagelmackers, créateur, en 1872, de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, puis, en 1883, du «grand express d’Orient», entre Paris et Istanbul, avait vu le jour dans la Cité Ardente. D’Istanbul, point de chute de l’ «Orient-Express», des correspondances repartaient vers Alep, Damas, Beyrouth, Bagdad, Le Caire, Louxor, ou Assouan: autres lieux qui font rêver.

Des contacts avec Jack Lang

Alors que l’exposition doit toujours s’ouvrir à Paris, la décision de la rapatrier à Liège n’est évidemment pas encore prise. Mais des contacts ont déjà été noués dans ce sens entre l’ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, président de l’Institut du Monde arabe, et Robert Halleux, directeur du Centre d’Histoire des Sciences et des Techniques de l’université de Liège, et membre de l’Institut de France, qui réside désormais dans la capitale française.

La visite de l’exposition, à Paris, s’ouvre par une découverte du train – une locomotive suivie de trois wagons luxueux et du wagon-restaurant – et se poursuit à l’intérieur de l’Institut du Monde arabe, avec une exposition d’objets relatifs à l’Orient-Express: objets et documents d’archives, affiches, films et photographies, dont certains sont montrés dans d’immenses malles-vitrines «qui sont autant d’allégories du voyage» précise l’Institut. Un trésor qu’on attend désormais à Liège…