corée du nord

Crimes : « Maintenant, on sait »

Crimes : « Maintenant, on sait »

la Corée du nord et son numéro un sont pointés parun rapport accablant rédigé par 3 juristes de l’ONU. AFP

Un rapport accablant de 372 pages pointant le régime nord-coréen. Il l’accuse de crimes contre l’humanité à grande échelle.

Pour la première fois des juristes mandatés par l’ONU ont établi un réquisitoire accablant et argumenté contre le régime nord-coréen, l’accusant de crimes contre l’humanité à grande échelle, et réclamé que la communauté internationale agisse pour que les responsables rendent des comptes.

Dès que le rapport a circulé, la Chine, alliée historique de la Corée du nord a conforté Pyongyang en refusant toute saisine de la Cour Pénale Internationale (CPI) par le Conseil de sécurité.

La Commission, composée de trois éminents juristes internationaux, a été constituée en mars 2013 par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève.

Le président de la Commission d’enquête, l’Australien Michael Kirby: «La communauté internationale ne pourra plus plaider l’ignorance comme excuse pour son inaction.»

La Commission estime que «des centaines de milliers de prisonniers politiques ont péri dans des camps pendant les 50 dernières années», «graduellement éliminés par des famines délibérées, le travail forcé, les exécutions, la torture, les viols».

Les trois juristes ont établi estiment que «80.000 à 120.000 prisonniers politiques sont actuellement détenus dans quatre grands camps pour les politiques».

Des «centaines» de responsables nord-coréens pourraient être responsables de ces violations et crimes contre l’humanité, selon la Commission d’enquête.

Michael Kirby a souligné que le numéro 1 nord-coréen Kim Jong-Un avait lui aussi «une grande part de responsabilité».

Mais la commission met en cause «la réponse inadéquate» de la communauté internationale face à ces crimes et demande que la «communauté internationale accepte la responsabilité de protéger le peuple de la Corée du nord».