Pratiquement inconnu il y a un an et demi, le maire de Florence est, à 39 ans, un «jeunot» de la politique italienne, dont le programme initial a consisté à «mettre à la casse» les caciques de son parti.

Matteo Renzi est un jeune dirigeant pressé d’arriver au pouvoir, qui s’inspire du style de Tony Blair et Barack Obama. Grand utilisateur des réseaux sociaux, cet élu local qui n’a jamais siégé ni au parlement ni dans un ministère, jouit d’une forte popularité inversement proportionnelle à la défiance des Italiens à l’égard de la classe politique. Élu à la tête du PD le 8 décembre, il dit vouloir le refonder, à la manière du «New Labor» de Tony Blair. Dynamique, ambitieux, «assoiffé de pouvoir», séducteur, Matteo Renzi a le physique du gendre idéal. Il est considéré comme un personnage «transversal», capable de séduire à droite, au point d’impressionner jusqu’à Silvio Berlusconi. Il se distingue surtout par ses talents de tribun. Il s’inspire volontiers dans l’allure du président américain. Il aime se présenter manches de chemise retroussées, en train de participer à des marathons ou circulant à bicyclette dans sa ville.

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