Transport

Le canal Albert subit la crise sidérurgique

Le canal Albert subit la crise sidérurgique

À près de 75 ans, le canal Albert a enregistré en 2013 un recul du trafic. En raison, notamment, de la crise sidérurgique… Reporters / Imago

En 2013, le trafic a été à la baisse sur le canal Albert. Sous l’effet, surtout, de la crise sidérurgique, les tonnages se réduisent…

La tendance des dernières années se confirme sur le canal Albert: en 2013, le trafic s’y est réduit, tant en termes de passages que de chargements/déchargements. C’est surtout sur ce dernier point que le recul est le plus sensible ( - 21,8%): 4 874 618 tonnes chargées et déchargées en 2012, et seulement 3 810 157 l’an passé.

Pour le trafic de transit, mesuré en amont du canal de Lanaye, le reflux a été nettement moindre: on est passé de 20 410 221 tonnes en 2012 à 18 417 826 tonnes en 2013 ( - 0,97%).

Ce n’est pas à l’âge – le 30 juillet, on célébrera les 75 ans de son ouverture à la navigation – du canal qu’on doit cette régression, mais à la crise, essentiellement de la sidérurgie liégeoise: les tonnages de minerais chargés et déchargés se sont considérablement réduits (189 249 tonnes en 2013 contre 428 580 en 2012), tout comme les produits métallurgiques (314 679 tonnes l’an dernier, pour 456 625 l’année avant). Mais les minéraux et matériaux de construction ont également chuté en un an, de 2 251 680 à 1 811 075 tonnes.

Le Réseau flamand des voies navigables enregistre la même baisse des tonnages en transit ( -1 %) vers la région liégeoise. «Par contre les chargements et déchargements ont retrouvé leur niveau de 2009», nous dit-on.

L’élargissement du canal à la sortie d’Anvers, et le rehaussement, en cours, de ponts doivent faciliter son accès aux plus grands conteneurs. De quoi relancer le trafic? Faudra-t-il peut-être patienter jusqu’à la construction à Anvers, d’une écluse de grand gabarit, toujours pas programmée…