Le PTB dispose de structures, de mouvements de jeunes (Comac, pionniers), de femmes (Marianne), des 11 centres de Médecine pour le peuple aux soins gratuits. Et s’il grimpe dans les sondages et séduit plus qu’avant, c’est aussi grâce à son service d’études. Tous les partis traditionnels en ont un: l’Institut Émile Vandervelde (IEV) pour le PS, le Centre Jean Gol pour le MR, Etopia pour Écolo et le Cepess pour le cdH. David Pestieau, son directeur, juge en tout cas que celui du PTB n’a pas à rougir face aux autres en matière de crédibilité.

«Je suis le seul salarié, explique David Pestieau. Mais nous avons 25 collaborateurs externes, universitaires, doctorants, spécialistes, médecins. Ce sont des chercheurs mais aussi des gens qui connaissent le terrain .»

Pour preuve, notamment, des études très ciblées sur la façon dont ArcelorMittal n’a pas payé d’impôts grâce aux intérêts notionnels, ou encore le top 50 des ristournes fiscales des grandes entreprises. «Nous avons déjà produit plusieurs études et nous rivalisons franchement avec les autres centres. Évidemment, nous n’avons pas les mêmes moyens. Et c’est clair que nous avons encore des domaines dans lesquels nous devons accroître notre expertise. Pour moi, la référence, c’est l’IEV. Ils ont 15 temps-plein qui travaillent dans tous les domaines. Ils sont hyperperformants».

Méthode marxiste, elle aussi

Cela dit, comment garantir la crédibilité des études du PTB?

«C’est clair: notre méthode est sévère. On ne peut pas se permettre de raconter des choses qui ne sont pas vraies. Nos sources sont toujours des documents officiels, de première main. Sinon, les autres partis nous tomberaient vite dessus en disant que nous ne sommes pas crédibles. Notre méthode est marxiste: on part du terrain.» Une méthode qui reste néanmoins indépendante de l’idéologie, jure Olivier Pestieaux. «Et ce même si c’est évident que notre analyse ne va pas dans le sens néolibéral. Mais, comme dit un humoriste, dans nos études, on ne dit pas qu’il fait chaud quand il y a moins 20 degrés sur la Place Rouge…»M. Dum.