16 % des exclusions scolaires ont pour cause le harcèlement

30 % d’élèves concernés par le harcèlement. En tant que directeur du Contrôle de l’obligation scolaire et de l’Assistance aux établissements, le chiffre vous étonne ?

Non, car nous sommes conscients du phénomène via nos numéros d’assistance qui enregistrent 250 appels par an. Côté enseignants, 45 % des appels concernent le harcèlement dont ils sont témoins et, du côté des appels des parents, c’est 65 %. En outre, sur les 3 500 déclarations d’exclusion scolaire annuelles, 16 % ont pour cause le harcèlement.

L’étude de l’UCL montre que les enseignants sont peu informés des outils mis à leur disposition pour faire face à ce phénomène.

Je n’ai pas cette impression quand je vois le taux d’occupation des 86 médiateurs de la CWB. Le service de médiation existe par ailleurs depuis 1998 déjà. Par contre, peut-être les enseignants n’y font-ils appel que lorsque le problème se pose. Et puis quand il y a un constat de harcèlement cela se règle aussi d’abord au sein de l’équipe éducative et avec les PMS.

Les enseignants sont-ils formés pour détecter le phénomène et y faire face ?

Des formations sont organisées par les réseaux et l’Institut de la formation en cours de carrière. Les médiateurs peuvent aussi participer à des journées pédagogiques.

Mais ne faudrait-il pas intégrer cela dans la formation de base ?

Peut-être bien. Ce n’est sans doute pas le cas au niveau de la formation universitaire, mais les hautes écoles y sont déjà sensibles. Là aussi, les médiateurs et les équipes mobiles sont invités à des séances de formation. Il y a donc une prise de conscience du phénomène à ce niveau aussi.¦ A.W.