Un bon médicament

Reportes EDA

Au terme d’une enquête personnelle absolument pas scientifique (autant le préciser), je suis en mesure de chiffrer ce qui suit: seules 57 % des actions de mon magazine préféré de défense des consommateurs m’ont démontré leur utilité.

On l’aura compris: 27 % de ses actions n’atteignent pas la moyenne, 12% sont douteuses et 3% sont carrément à déconseiller.

Dans ces deux dernières catégories, je relève:

– Envoi chronique, bon an mal an, de trois courriers de relance en vue d’une hypothétique adhésion de ma part. Je ne vous dis pas le nombre d’arbres sacrifiés…

– Couplage pathologique de ces propositions à des offres promotionnelles comprenant une flopée de cadeaux inutiles. Des gadgets en tous genres qui n’ont pas dû faire l’objet de tests bien poussés, sinon un magazine aussi sérieux dans la défense des consommateurs ne se serait jamais permis de me les suggérer…

– Littérature obséquieuse donnant l’impression au gogo visé (moi) d’accéder aux rangs de «ceux qui savent». Moyennant bien sûr le modeste écot qui me donnera droit en outre… au gadget. Je sais, je l’ai déjà dit, mais pas aussi souvent que je n’ai reçu de courriers!

– Confusion des adresses puisque non seulement je reçois les courriers qui me sont expédiés, mais encore ceux qui le sont au précédent occupant de mon habitation. J’avoue que je ne les fais plus suivre, ce dont, selon toute vraisemblance, il me sait gré.

– Usurpation d’appellation quand je lis sur une enveloppe « Communication officielle. Personnel et confidentiel. Important.»

Ceci dit, il reste quand même 57% d’actions positives, la moindre n’étant pas de me distraire de temps en temps. Et ça, ça vaut tous les antidépresseurs et autres analgésiques…