SANTE

De l'utilité des années monitoring

De l'utilité des années monitoring

Reporters

La proposition faite par l’Inami de ne plus rembourser le monitoring à domicile des nourrissons pour la mort subite m’a particulièrement choqué.

Parce que je me mets facilement à la place des parents concernés par la mesure. L’Inami intervient pour l’instant à hauteur de 10€ par jour pour un moniteur normal et à raison de 11,42€ pour un appareil avec mémoire. Et donc, si ce remboursement venait à disparaître, cela coûterait par année (en considérant qu’un an suffit pour la surveillance) très cher aux couples concernés.

L’Inami a-t-elle déjà rencontré des parents qui, après avoir perdu un enfant par mort subite, ont choisi de continuer à croire dans la vie et donc à donner naissance à d’autres enfants, fatalement placés sous monitoring? Mon épouse et moi avons vécu cette difficile expérience.

Et, n’en déplaise aux grands penseurs ou décideurs de l’Inami (à croire qu’il n’y a personne dans cet organisme tentaculaire qui a jamais été concerné par la perte d’un enfant), on peut témoigner de l’utilité de ces années monitoring.

Certes, les alertes étaient fréquentes et souvent factices, puisqu’il suffisait que notre bébé enlève par mégarde l’une ou l’autre électrode. Certes, le système n’était donc pas infaillible, mais il nous a au moins permis de pouvoir parfois dormir sans trop de crainte.

Inutile d’aller plus loin dans la démonstration: l’Inami ne voit pas plus loin que le bout de son nez dans cette stupide intention de faire des économies dans ce domaine-ci. Peut-on lui faire alors la proposition de rembourser les somnifères aux parents qui ne trouveront plus le sommeil dès qu’on leur aura enlevé le bénéfice de ces surveillances par monitoring?