BELGIQUE -

Un vol vers Kinshasa retardé par un rapatriement avorté: «Elle était malmenée»

Un vol vers Kinshasa retardé par un rapatriement avorté: «Elle était malmenée»

(Illustration)

Une tentative avortée d’expulsion forcée d’une femme à destination de Kinshasa a provoqué samedi un retard pour le vol de la compagnie aérienne Brussels Airlines à destination de la capitale congolaise, a-t-on appris de sources concordantes.

L’Airbus a fini par décoller peu après 12h00, après que la passagère récalcitrante eut été débarquée, selon la police fédérale.

Sa déportation a été annulée, a précisé un porte-parole de la compagnie à l’agence BELGA. À la suite des incidents à bord, le commandant a décidé de débarquer la passagère qui devait être expulsée.

Cette passagère, accompagnée par une demi-douzaine de policiers, s’opposait avec virulence à son refoulement vers la République démocratique du Congo (RDC). «Elle est malmenée, retenue par le bras. Impossible qu’elle bouge. On la menace de lui mettre un coussin pour la calmer», a indiqué un passager, visiblement ulcéré par les méthodes utilisées. Sa voix, lors de cette conversation téléphonique, était presque couverte par des cris.

«Il y a eu une discussion avec d’autres passagers», a admis le porte-parole.

Cinq passagers du vol ont ensuite été arrêtés administrativement pour avoir causé des troubles à bord de l’avion, a indiqué Kaatje Natens, porte-parole de la police fédérale. Ils protestaient avec d’autres contre l’expulsion.

Selon Kaatje Natens, ce sont les pleurs et les cris de la femme, et non des maltraitances, qui ont ému certains passagers. Ils ont dès lors décidé de protester.

L’avion avait déjà quitté le terminal et roulait en direction de la piste d’envol, mais il y est retourné. La passagère a été débarquée et la déportation annulée.

La police procédera à l’expulsion de la femme lors d’un autre vol. De tels incidents sont fréquents lors de tentatives de rapatriements forcés de personnes en séjour illégal.