Religion

La belle-mère parfaite n’existe pas

La belle-mère parfaite n’existe pas

Les cœurs, les ballons rouges et les bisous étaient les bienvenus, vendredi, place Saint-Pierre. AFP

Beau succès ce 14 février pour la Saint-Valentin du pape. Vingt mille fiancés s’étaient rassemblés sous le soleil de la place Saint-Pierre.

Vingt mille fiancés ont fêté vendredi la Saint-Valentin dans l’euphorie avec le pape qui les a exhortés «à ne pas avoir peur des choix définitifs» et à se demander pardon, condition de leur réussite.

L’amour «ne doit pas être construit sur le sable des sentiments, mais la roche de l’amour vrai, qui vient de Dieu. Il y a une peur générale de faire des choix définitifs (….) mais ne vous laissez pas vaincre par la culture du provisoire», a exhorté le pape lors de cette fête ressemblant à une immense kermesse paroissiale italienne, par un temps radieux, sur la place Saint-Pierre.

«Le mari parfait n’existe pas, la femme parfaite n’existe pas, et encore moins la belle-mère parfaite!», a-t-il prévenu avec humour.

Devant une foule de fidèles de 24 pays mais en grande majorité des Italiens, le pape a basé sa catéchèse sur trois mots: «permesso» («s’il te plaît») «grazie» et «scusa» ( «pardonne-moi»). Cela permet d’«entrer dans la vie des autres avec courtoisie», a-t-il résumé.

Les désaccords et «les nombreuses erreurs», chacun les vit, et c’est pourquoi «il ne faut jamais finir la journée sans faire la paix», a-t-il recommandé, alors que beaucoup de couples divorcent.

La fête qui s’est terminée par l’habituel bain de foule du pape, était organisée pour les couples suivant une préparation au mariage, condition jugée essentielle par l’Église.

Le pape François, hostile au mariage gay, est très attentif à la crise du couple traditionnel catholique, marqué par de nombreux divorces et séparations après un mariage à l’Église, souvent simple convention sociale. Un consistoire et deux synodes doivent examiner ces questions dans les douze prochains mois.

Jorge Mario Bergoglio a souvent appelé les catholiques à «aller à contre-courant», en adhérant au mariage qui «n’est pas une simple force de gratification affective». En même temps, le pape, réaliste, ne fait guère de remarques sur la cohabitation avant mariage, très courante, alors que Jean-Paul II et Benoît XVI insistaient plus sur ce point.