« Sanctions disproportionnées »

Souplesse et justifications des sanctions, demande le RSHCB.

Comment interpréter ces chiffres?

Le président du Saint-Hubert Club, Benoît Petit, raisonne que les derniers animaux à prélever sont les plus difficiles, puisque la population est alors réduite. Le DNF table en effet sur un prélèvement annuel qui représente un tiers de la population, de façon à compenser les naissances et ainsi maintenir ou freiner la démographie, qui a galopé depuis les années 80 (estimation 1985: 4 820; 2005: 11 300). Le même raisonnement s’applique aux chiffres globaux à atteindre annuellement si on considère que la population diminue année après année.

En plus, expose B. Petit, en fin de saison des battues, les animaux sont devenus très méfiants et, pour les tirs complémentaires de janvier (affût ou approche), comme ils sont regroupés en hardes pour l’hiver, au premier coup de feu, ils prennent la poudre d’escampette.

Justifier et remplacerles amendes

Le Saint-Hubert Club estime les sanctions administratives disproportionnées par rapport à celles qui étaient prévues par la loi sur la chasse: 10 à 100 fois plus élevées. Il déplore que le sanctionnateur ne tienne pas compte des spécificités des situations de terrain et qu’il ne doive pas argumenter. Ces critiques font partie de ses revendications. «Le grand public ne sait pas que le chasseur est sanctionné, ajoute B. Petit, quand il ne tue pas assez de Bambi. » Le Conseil supérieur wallon de la chasse étudie une alternative aux amendes: le CC qui n’atteint pas ses minima ne pourrait plus tirer autant de cerfs boisés.E.Lk.