Ils veulent défendre la chasse autrement

Le noyau fondateur de l’UWCR, qui se pose comme une alternativeau Saint-Hubert club et non pas comme une concurrente. EdA

L’Union wallonne de la chasse et de la ruralité se crée pour défendre autrement tous les modes de chasse et favoriser le dialogue.

L’assemblée constitutive de l’Union wallonne de la Chasse et de la Ruralité, l’UWCR (*) s’est tenue mercredi soir. Pourquoi créer une nouvelle fédération, un nouveau groupe de pression?

«Pour les chasseurs qui ne se sentent pas défendus par le Saint-Hubert Club et le ministre, justifie Éric Lambert, le président. Il y a un manque de consultation, les conseils cynégétiques sont mis devant des faits accomplis. Alors que ce sont des ASBL indépendantes, on veut leur imposer des représentants de la Région, de la FWA, des propriétaires forestiers, des Communes, mais aucun environnementaliste! Pour nous, ce n’est pas dans les ASBL qu’il faut instaurer ces dialogues. Par contre, elles ne sont pas associées aux discussions sur leurs agréments, les plans de tir cervidés, la destruction des sangliers, les clôtures et les nourrissages. Il n’y a aucun dépit de notre part, mais nous souhaitons faire autrement puisque les messages des chasseurs ne passent pas.»

L’Union s’adresse à tous les modes de chasse, battue, approche et affût, et aussi les chasses à l’arc, au vol, à courre, sous terre, sans oublier traqueurs et piégeurs. Avec une volonté de dialogue large, l’UWCR invite également le monde rural, les cultivateurs, les représentants de l’Horeca, les utilisateurs de la forêt (motards, pêcheurs…) pour dialoguer ensemble et avec Natagora, Solon, sur les thèmes les plus variés.

«Sans concertation, souligne Marc de Ruette, la chasse n’a pas d’avenir.»

De la placepour tout le monde

L’UWCR compte 1 300 followers sur Facebook, et espère évidemment en rallier un maximum pour peser dans les débats.

Pour fixer les idées, le Saint-Hubert club compte en Wallonie quelque 5 000 membres pour 14 000 permis de chasse wallons et 12 600 membres dans le pays sur 24 000 permis, sachant que 4 000 chasseurs le sont en Flandre et en Wallonie.

L’UWCR estime donc qu’elle peut rallier des chasseurs et des ruraux sans aller chercher ses membres au Saint-Hubert club, sans le concurrencer.

L’UWCR veut notamment améliorer la communication des dates de battues pour les promeneurs par affiches trilingues et sur le net, et a lancé l’idée d’instaurer un brevet de traqueur (visibilité, comportement face au gibier blessé, premiers soins aux chiens, etc.) ou encore un label pour le gibier wallon. E.Lk.

(*) Le noyau fondateur, présidé par Éric Lambert, rassemble Alain Vilet, Charles du Bois d’Enghien (président Association des piégeurs agréés), Eddy Pirard, Henry Schmitz (vice-président), Joël Poncelet, Marc de Ruette (secrétaire), Pascal Kaiser (trésorier), Philippe Materne, Thierry Binet ; absents sur la photo : Guy Maréchal, Pierre Kauten et Thierry Toussaint.

info@uwcr.be