Les parkings vides pour covoiturer

Les parkings des supermarchés sont souvent sous-utilisés en semaine. Certains serviront de zone d’échange de covoiturage. EdA

Des supermarchés vont mettre à disposition leurs parkings pour favoriser le covoiturage.

La capacité de stationnement sur les parkings des grandes surfaces est souvent surdimensionnée. Souvent, ils sont prévus pour accueillir une large clientèle qui se concentre sur les samedis ou lors des jours de soldes. Et en semaine? Ils sont sous-utilisés.

Le ministre Henry, en charge de la Mobilité, a mis en place un partenariat avec trois supermarchés afin de pouvoir mettre leurs parkings à disposition des adeptes du covoiturage. Trois partenaires privés ont libéré 143 places. Ces places seront renseignées par une signalétique spécifique. Les Decathlon de Alleur, Namur et Wavre mettront 26, 18 et 29 à disposition. Les centres commerciaux Equilis de Spy (20 places), Maisières (20) et le parking du Cora de Messancy (30) permettront d’agrandir l’offre. Dans les trois ans, le ministre souhaiterait mobiliser 1 500 places privées réparties sur 60 parkings. Dans la foulée, les administrations publiques devraient aussi être sensibilisées. Les sites seront choisis en fonction de la proximité des grands axes routiers, les zones où le parking sauvage est légion mais aussi à proximité des axes de transport en commun.

Aujourd’hui, 52 000 utilisateurs sont concernés par le covoiturage en Wallonie. Ce qui ne représente que 4% des travailleurs. Pourtant, les chiffres montrent qu’ils sont favorables à un partage de voitures: 57% des wallons se disent prêts à covoiturer.

Une étude a permis d’identifier les difficultés rencontrées. En mettant en place ce partenariat avec le privé, la Région a amorcé la réponse à un des trois freins: le manque de parkings pour faciliter la prise en charge des covoiturés. Les deux autres: l’appréhension de l’autre (avec qui va-t-on devoir papoter pendant une heure de route?) mais aussi le peu de flexibilité. Être seul dans sa bulle, cela permet de faire ses horaires sans se préoccuper du reste. Les contraintes d’horaire et de lieux de rendez-vous ne facilitent pas forcément la mise en place d’un covoiturage efficace. Pour y parvenir, un site internet et une application mobile vont voir le jour (NDLR: lire ci-contre).

L’opération n’aurait aucun impact financier pour les supermarchés. Ils pourraient même espérer quelques retombées puisque les usagers pourraient y faire leurs achats.