SYRIE -

Pas de société belge pour détruire les armes chimiques syriennes

Pas de société belge pour détruire les armes chimiques syriennes

AFP

L’entreprise belge Indaver n’aura pas le contrat pour le traitement des déchets des armes chimiques syriennes démantelées. Le contrat a en effet été attribué à une société finlandaise et une autre américaine.

L’OIAC a «attribué des contrats à deux compagnies désignées à la suite de l’appel d’offres concernant le transport, le traitement, et l’élimination des substances chimiques syriennes dangereuses et non dangereuses».

La finlandaise Ekokem et l’américaine Veolia Environmental Services Technical Solutions, filiale de la société française Veolia, détruiront une partie des 500 tonnes de produits chimiques de «catégorie deux» déclarés par la Syrie.

La société finlandaise détruira également des résidus chimiques, soit les déchets qui résulteront du processus de neutralisation des agents chimiques sur le bateau américain Cape Ray.

Ce système d’hydrolyse mixe les agents, stockés séparément sous forme liquide en vrac, avec beaucoup d’eau et de lessive, et aboutit à un produit inerte avec un faible degré de toxicité très commun dans l’industrie.

L’Allemagne avait déjà accepté de détruire 370 tonnes de ces résidus, ceux issus de la destruction des agents chimiques du gaz moutarde.

Par ailleurs, le Royaume-Uni avait également accepté de détruire une partie des agents chimiques de catégorie 2, soit 150 tonnes.

1 290 tonnes d’armes chimiques

Ekokem et Veolia ont été sélectionnées parmi quatorze sociétés qui avaient déposé une offre, a rappelé l’OIAC, qui a estimé le coût d’une telle destruction par des sociétés privées entre 25 et 30 millions d’euros.

«Il s’agit d’une étape importante vers l’élimination intégrale de l’arsenal chimique syrien», a ajouté l’OIAC.

Le transfert des agents chimiques de deux catégories depuis la Syrie via d’autres bateaux a déjà commencé mais a pris du retard notamment en raison des combats qui font rage en Syrie depuis mars 2011.

La Syrie a déclaré posséder 1 290 tonnes d’armes chimiques, précurseurs ou ingrédients. La destruction des armes doit être achevée pour la mi-2014.

Le plan de destruction de l’arsenal chimique syrien, entériné par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, résulte d’un accord russo-américain ayant permis d’éviter des frappes militaires américaines en Syrie, après des attaques chimiques mortelles en août 2013 que Washington attribue au régime du président Bachar al-Assad.