Turquie et Maroc à l’honneur

Reporters

La date a désormais intégré les livres d’histoire. Le 17 février 1964, la Belgique, alors à la recherche de main-d’œuvre pour faire tourner ses charbonnages, «conviait » de valeureux Marocains à venir goûter aux charmes du plat pays. Ou plutôt à l’humidité et aux risques de ses entrailles. Comme notre pays l’avait fait auparavant avec des ouvriers italiens, espagnols, grecs ou polonais. Le 16 juillet de la même année, le gouvernement récidivait en s’adressant cette fois aux candidats turcs.

Cinquante ans plus tard, les charbonnages du Pays noir et du Limbourg ont fermé leurs portes. Mais les gueules noires, elles, sont restées dans leur pays d’adoption. Un demi-siècle s’est écoulé et ces immigrés, bien que devenus Belges pour une grande partie d’entre eux ou de leur descendance, sont toujours considérés comme «Marocains» ou «Turcs», comme les Italiens avant eux.

L’immigration a été une chance. Mais elle reste encore aujourd’hui synonyme de souffrance. Car immigration ne rime pas toujours avec intégration. On ne nous le rappelle que trop souvent.

Cette semaine, nous avons décidé de faire la part belle à ce double événement en donnant une autre image de cette immigration, résolument positive. Dogum gunun kutlu olsun, ??? ????? ????. (*) F.-X. G.

(*) Bon anniversaire en turc et en arabe