MUSIQUE

Festival OPRL : Alla Turca et en musique à Liège

Festival OPRL : Alla Turca et en musique à Liège

Les jumelles Önder et Fazil Say sont au cœur du festival annuel de l’OPRL.

Entre les rêves des Mille et Une nuits et le combat laïque et culturel du musicien turc Fazil Say, le festival annuel de l’OPRL plonge dans l’Orient.

Elles sont sœurs jumelles, pianistes et Turques. Mais Ferhan et Ferzan Önder vivent à Vienne. Depuis toujours, elles jouent ensemble. Turc lui aussi, Fazil Say est pianiste et compositeur. Connu pour ses prises de position laïques, il a à plusieurs reprises eu maille à partir avec les autorités judiciaires. Le week-end prochain, ils seront tous trois au cœur du festival annuel de l’Orchestre philharmonique royal de Liège. Un festival qui s’inscrit dans le thème adopté cette année par les Liégeois: les Orientales.

«Difficile, avoue Jean-Pierre Rousseau directeur de l’OPRL, de faire le tour d’un sujet aussi vaste et autant fantasmé que réel en une saison et plus encore en un festival.» Il n’empêche, le programme qui sera proposé dès le vendredi 21 février à Liège – mais déjà ce dimanche à Charleroi – évoque un bel éventail de ce que l’Orient peut avoir musicalement de plus séduisant.

On citera d’abord l’Orient rêvé de Shéhérazade de Rimski-Korsakov dans une version familiale et… multimédia (à Charleroi le 16 et Liège le 22). L’occasion de découvrir le plaisir de la musique autrement.

La veille, vendredi 21, c’est autour du thème de Turandot, princesse chinoise qui a inspiré de nombreux compositeurs que Fazil Say au piano et l’orchestre, dirigé pendant tout le festival par Christian Arming, débuteront les festivités. Le samedi soir, un beau programme sera mené par les sœurs Önder autour du thème des contes d’orient, de Ravel à Borodine et de Debussy à Liszt.

Mais c’est sans conteste le dimanche que les amateurs de nouveautés seront comblés. Avec d’abord une création pour l’orchestre de Claude Ledoux, Crossing Edges autour d’un instrument séculaire chinois, le erhu joué par Lu Yiwen. Une séance de découverte de l’instrument, gratuite, est proposée à 13h30.

Le violoniste Boris Belkin interprétera durant ce même concert (15 h) le très hongrois concerto pour violon de Brahms.

Le second concert du dimanche (17 h) fera découvrir une œuvre de Dukas moins connue que l’Apprenti sorcier, La Péri, inspirée d’une fée de la mythologie arabo-persanne.

Mais surtout, le public pourra découvrir (après Bruxelles hier soir) Gezi Park, un concerto pour deux pianos de Fazil Say. Une œuvre qu’il a écrite pour les sœurs Önder. Un concerto qui aurait dû s’appeler Twins et qui porte finalement le nom de ce parc qui a provoqué les grandes manifestations d’Istanbul, en mai dernier. Ou quand la musique se fait politique!

À la Salle philharmonique de Liège. Programme complet, animations etc. sur www.oprl.be ; 04 220 00 00