POLITIQUE

Benoît Lutgen réplique à Anne Delvaux : « Ni crédible, ni élégant »

Benoît Lutgen réplique à Anne Delvaux : « Ni crédible, ni élégant »

Benoît Lutgen ne voit pas très clair dans les déclarations d'Anne Delvaux. ÉdA

Le président du cdH recadre le débat et ne mâche pas ses mots sur les récentes critiques formulées par Anne Delvaux.

Comme président du cdH, comment réagissez-vous aux propos d’Anne Delvaux ?

Tout ce qui est excessif est insignifiant. Si j’avais répondu à son exigence absolue d’être à l’Europe, j’aurais été le type le plus épatant du monde. Aujourd’hui, je suis le plus exécrable. Je ne suis ni l’un ni l’autre.

Elle vous accuse.

Ce n’est pas très crédible. Si elle avait dit il y a quelques mois, qu’elle n’était pas bien dans ce parti, bon. Mais avoir revendiqué d’être tête liste d’un parti, et puis dire tout le mal qu’on en pense… Je mets ça sur le coup de la colère et de la frustration.

Fait-elle toujours partie du cdH ?

Je ne vois pas très clair dans ses déclarations. Elle ne veut pas devenir échevine à Liège, je prends note. Elle s’y était pourtant engagée, il y a quatre ans. Or en étant députée européenne, elle rendait cela impossible. Mais vous savez, on ne la voyait pas souvent aux réunions du cdH…

Comment jugez-vous Anne Delvaux ?

Les qualités de quelqu’un ne dépendent pas d’un instant. Elle a indéniablement des qualités. Mais ce qu’elle a fait ce jeudi n’est pas élégant. Si demain, Eden Hazar dit à Marc Wilmots, je veux jouer tous les matchs et avoir tel croissant tous les matins, sinon je ne viens pas au Brésil, il n’y a plus d’équipe. Moi je suis un entraîneur. Moi je porte une équipe dans laquelle 90 % des candidats n’ont aucun espoir d’être élus et se battent tous les jours pour ce parti.

Êtes-vous un président macho ?

Moi ? Non. Rien à voir. C’est un procès d’intention. Je prône la tirette partout pour qu’un maximum de femmes puissent émerger. Et par ailleurs, j’ai déposé une proposition de loi pour réduire l’impact de la case de tête, pour que les candidats les plus plébiscités soient élus. Et de la sorte réduire l’impact des choix des présidents de partis.

Et maintenant ?

Retrouvons l’apaisement. Je souhaite qu’elle puisse s’épanouir dans son choix de vie qui n’est plus un engagement politique.