SUISSE

Le fromage suisse pourrait faire les frais du vote sur l’immigration

Le fromage suisse pourrait faire les frais du vote sur l’immigration

Le fromage suisse risque de perdre gros après le vote sur l’immigration.

Les fromages suisses pourraient faire les frais du vote sur la limitation de l’immigration, s’inquiète l’association chargée de leur promotion, malgré la hausse de ses exportations en 2013, selon les chiffres publiés ce mercredi.

«On a un peu peur que cela ait un impact sur l’image de la Suisse. Si on pense à la Suisse, on pense au fromage», a expliqué Manuela Sonderegger, la porte-parole de Switzerland Cheese Marketing (SCM).

«Mais avec ce vote, il serait peut-être possible que des gens boycottent le fromage suisse, même si on ne l’espère pas», a-t-elle ajouté.

L’Europe est le plus gros marché pour les fromages suisses, qui absorbe plus de 80% de ses exportations.

En 2013, les exportations suisses de fromage ont totalisé 68 009 tonnes, affichant une progression en un an de 1,7% en volume et de 4,8% en valeur, selon les chiffres publiés par Switzerland Cheese Marketing en coopération avec TSM Fiduciaire.

Ses principaux marchés sont l’Allemagne, où les exportations fromagères ont atteint 55.887 tonnes, suivie par l’Italie, où elles se chiffraient à 11 848 tonnes, et de la France, à raison de 5 621 tonnes.

Trop tôt pour évaluer les conséquences

Les variétés les plus vendues sont l’Emmentaler AOC, le Gruyère AOP et l’Appenzeller, qui représentent à elles seules plus de la moitié des volumes acheminés à l’étranger, précise le communiqué de SCM et de TSM. La raclette a cependant vu ses exportations grimper de 12% tandis que celles de fromage pour fondue prêt à l’emploi et de la Tête de Moine AOP ont progressé respectivement de 9,7% et de 5,4%.

Dans l’immédiat, Manuela Sonderegger a estimé qu’il était encore trop tôt pour évaluer les conséquences du vote sur les exportations fromagères dans l’Union européenne.

«Pour l’instant, les accords bilatéraux sont toujours là et nous espérons que le Conseil Fédéral (gouvernement) va trouver une solution», a-t-elle dit.

«Mais actuellement notre plus gros souci, c’est l’image de la Suisse», a-t-elle conclu.