POLITIQUE -

Quand Destexhe flingue Gunzig, c’est moins drôle que l’inverse

Quand Destexhe flingue Gunzig, c’est moins drôle que l’inverse

Alain Destexhe LESOIR

Ce matin, sur La Première, Alain Destexhe n’a pas apprécié l’intervention de l’écrivain et chroniqueur Thomas Gunzig. «Le prototype du bobo bien pensant» a-t-il lâché. Du mécontentement épidermique moins drôle que la prose de Gunzig.

C’est une tradition sur La Première, avant l’invité, il y a un billet écrit et rédigé par un chroniqueur. La plupart du temps, ce «café serré» est signé Thomas Gunzig. C’est impertinent, drôle et intelligent.

Ce matin, la coutume a été respectée pour accueillir Alain Destexhe. Le trublion MR n’a pas été loupé par Thomas Gunzig qui y est allé de sa verve insolente et débridée. Un joli flingage humoristique qui a irrité Alain Desthexe qui ne supporte pas vraiment la critique.

Thomas Gunzig? Il est «le prototype du «bobo bien pensant qui agit en toute impunité sur les ondes publiques» lance un Destexhe visiblement énervé par la prestation de l’auteur de «Mort d’un parfait bilingue». L’électron libre du MR semblait aussi regretter le manque de contradiction, le fait qu’il n’ait pas pu répliquer. C’est la loi du genre. Quoique parfois, certains, comme Didier Reynders, parviennent à intervenir en répliquant à l’humour par un humour propre qu’on lui sait cynique et donc redoutable.

Gunzig, lui, s'en amuse sur Twitter.

Là, Destexhe s’est un peu planté dans sa réaction, montrant simplement qu’il déteste être contredit. Pas d’humour, juste de la rancœur. L'image du politique offusqué par le bouffon du roi. Sur Twitter, la députée PS Karine Lalieux persifle.

Peut-on rire de tout? À cette sempiternelle question existentielle, il y a désormais une réponse évidente «certainement pas d’Alain Destexhe».

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