Plus liée à l’emploi privé et aux exportations, la Flandre a pris plus de coups pendant les trois ans qui ont suivi le crash de l’économie mondiale en 2008, admet Destexhe.

De là à dire que la Wallonie reprendrait le dessus, il y a de la marge. Le taux de chômage (6 à 7%) reste deux fois moindre qu’en Wallonie et le revenu moyen reste le plus élevé du pays. Les chiffres absolus du PIB montrent aussi le fossé qui sépare la Flandre des deux autres régions: 211 milliards au nord, 88 en Wallonie et 70 à Bruxelles. Avec le fait notable que les 32% de la population wallonne ne représente que 24% du PIB.

Alors si, oui, l’écart s’est quelque peu réduit, «à ce rythme il faudrait 60 ans pour que la Wallonie rattrape la Flandre. Il n’y a donc pas de quoi pavoiser».

D’autant, estime le député MR, que si la Flandre (comme la Wallonie et Bruxelles) ne pourra sans doute pas échapper à des réformes structurelles, elle a l’occasion de les mener avec le confort d’une certaine prospérité.

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