Les remèdes du docteur Destexhe

Alain Destexhe n’est pas optimiste pour la Wallonie et même alarmiste pour Bruxelles. Reporters (archive)

Le diagnostic posé, le docteur Destexhe (il est médecin de formation) avance ses pistes de solution. Elles pointent toutes dans la même direction: développement économique et création d’emplois. Voici les ingrédients de sa posologie.

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1. Le coût salarial doit rester maîtrisé. Les interlocuteurs doivent donc fixer une norme salariale stricte sur plusieurs années.

2. Alain Destexhe ne fait là que reprendre le discours de son parti: il faut réformer la fiscalité sur le travail, notamment en exonérant d’impôt l’équivalent du salaire minimum.

3. Le manque à gagner fiscal? On le récupère en réduisant les budgets publics. Sur une législature il y a moyen de réduire de 160 000 postes dans le public et le subsidié en ne renouvelant pas les départs. Avec des dépenses publiques inférieures de 8% du PIB par rapport à la Belgique, «l’Allemagne montre qu’il est possible de concilier compétitivité, prospérité, qualité des services publics et maîtrise des dépenses publiques».

4. La Wallonie et la Flandre doivent définir une politique industrielle à un horizon de 10 ans au moins. Et autrement qu’avec le Plan Marshall puisqu’il «ne fonctionne pas au niveau macroéconomique».

5. «Dire aux jeunes de Bruxelles qu’ils vont tous trouver un emploi, c’est leur mentir.» Il faut donc les inciter à le créer eux-mêmes en favorisant le travail indépendant. Une solution qu’il préconise pour les autres régions aussi mais qui est quasi vitale pour la région capitale. Car elle permettrait de faire émerger une classe moyenne qui lui assurera les revenus fiscaux dont elle manque aujourd’hui.

6. En fédération Wallonie-Bruxelles, il faut réduire le nombre de jeunes sans qualification et hausser le niveau de l’enseignement. Autrement qu’avec «les réformettes» menées jusqu’à présent.

7. Un pacte de non-agression fiscale entre Bruxelles et la Wallonie et une réduction des dépenses publiques menée ensemble: les deux régions ont à y gagner, estime Alain Destexhe.


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