couvin -

Déjà un repreneur pour Seco-Bois?

Déjà un repreneur pour Seco-Bois?

Le personnel manifeste sa colère devant l’usine. EdA

Le personnel de Seco-Bois est révolté. Le dépôt de bilan n’est pas que l’effet de la conjoncture, témoignent-ils. Un espoir cependant: il y aurait peut-être déjà un candidat repreneur.

Nous l’annoncions ce mardi matin: Seco-Bois, nouvelle usine de pellets créée fin 2012 à Mariembourg, a déposé le bilan ce lundi. Parmi les arguments invoqués: l’hiver trop clément qui a fait chuter les ventes et la concurrence de pellets venus de l’est.

Une mauvaise gestion

Sur place, ce matin, les ouvriers tenaient un autre discours, autour d’un feu qu’ils ont allumé face aux grilles d’entrées de l’usine. «Il y a d’abord eu une mauvaise gestion de la part de la direction. La matière première achetée était chère et de mauvaise qualité, ce qui impactait la qualité générale du produit. Par exemple, 600 000 tonnes de matières premières sont stockées ici. Elles étaient destinées à fabriquer des granulés et termineront brûlées dans la chaudière parce qu’on ne pourra rien en faire».

Des prix trop bas, des ventes qui dégringolent et du personnel peu formé dans une usine qui vit ses maladies de jeunesses ont provoqué la dégringolade. «Nous avons crié au secours à plusieurs reprises mais la direction ne nous a pas écoutés...»

Ce matin, ouvriers et direction ont entamé un dialogue, surtout pour informer chacun de la suite donnée à ce dépôt de bilan. L’espoir est celui d’une reprise rapide de l’outil, ce qui semble déjà se profiler à l’horizon. «Nous avons éteint le feu et nous déblayons tout», nous a annoncé un membre du personnel en fin de matinée.

Seco-Bois compte 22 travailleurs, dont une large majorité de jeunes. L’usine, toute neuve, ne pouvait qu’intéresser un repreneur. À quelles conditions? Avec quel personnel? Les tractations vont débuter.