Namur Les faits remontent au 27 juillet 2013. Deux mois seulement après sa libération par le tribunal de l’application des peines (TAP), Grégory V.,

31 ans, avait infligé des coups et blessures à sa compagne de l’époque qui était enceinte. L’homme avait plusieurs antécédents: condamnations pour vols avec violences, incendie, coups ayant provoqué une incapacité de travail, coups à agents, etc. Devant le tribunal, il reconnaît qu’il n’aurait pas dû frapper sa compagne mais il n’en pouvait plus de sa jalousie maladive. «Je ne pouvais même plus aller au magasin sans sa permission. Elle pétait les plombs. Elle a même essayé de me frapper une fois. J’ai mordu sur ma chique pendant quelques mois et puis, je n’en pouvais plus», explique-t-il à la juge. Il affirme que sa compagne n’était pas enceinte et qu’elle ne l’a jamais été. Le trentenaire se décrit comme caractériel, hyperactif avec un léger trouble de la personnalité. «Ce n’est pas une justification, mais il a vraiment été mené à bout ce jour-là», plaide son avocate, qui sollicite une peine de travail. Le substitut du procureur du Roi requiert pour sa part dix mois de prison. Pour lui, les photos sont «éclairantes» sur la violence des coups. «Les coups qu’elle a pris, je n’aimerais pas les recevoir!». Jugement le 10 mars.