Limbourg - Dolhain

Trouvailles de reliques de 1937 au Kursaal

Lors de travaux au Kursaal, les ouvriers ont mis la main sur des documents vieux de 75 ans. Zoom sur ces découvertes et plongeon dans le passé du lieu.

«La fanfare de Dolhain-Limbourg a l’honneur de vous inviter, ainsi que votre honorable famille, au grand concert qui aura lieu le dimanche 12 décembre 1937.» Voilà ce qu’on peut lire sur l’un des documents retrouvé récemment par le service des Travaux de Limbourg occupé à arracher les gradins en bois du Kursaal pour y créer une salle VIP (voir ci-dessous).

Une relique repêchée sous le bois avec bien d’autres traces du passé: «On a trouvé un ticket de tombola de 1950 ainsi que des pièces de monnaie, 5 francs datant de 1949 , des programmes de cinéma sous une couche impressionnante de poussière puisqu’ils n’ont pas bougé de là depuis près de 100 ans, explique Jonathan Chanteux, président du Kursaal et échevin par ailleurs.

Des trouvailles qui permettent de se replonger dans le passé de ce lieu culturel incontournable pour tous les Limbourgeois. «C’est génial d’avoir fait ce genre de découverte. On prend conscience qu’on travaille dans un bâtiment qui a une histoire et une âme», ajoute-t-il. En effet, la trame du Kursaal se divise en plusieurs périodes. «Le Kursaal s’appelait la Maison du Cardé, on y vendait de la laine dans les années 1 800», retrace-t-il.

Ensuite, au début de la première guerre mondiale, le bâtiment a été incendié. «Entre 1923 et 1926, on y a reconstruit la salle des fêtes qu’on a appelée le Kursaal parce qu’on voulait attirer les personnes venues en cure dans la région», indique l’échevin. Ensuite, cette salle est devenue un cinéma dans les années 55, «D’où les programmes de ciné retrouvés sous les gradins» pour ensuite être acheté par la commune pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Ces pièces, documents et autres découvertes, ont permis un petit feedback dans l’histoire du centre culturel et vont être précieusement conservées par la commune. «C’est dans notre coffre-fort actuellement», sourit Jonathan Chanteux, le président du Kursaal.