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Les milliards du business du ski

Les milliards du business du ski

Le skieur l’ignore: le damage des pistes dans les Alpes a coûté plus de 4 millions d’euros en 2013. Artline Films 2014

Le ski de masse, c’est un loisir. Et donc un marché qui se gère comme une entreprise. France 5 plonge dans le côté «argent» des pistes de ski.

Quelque chose a changé… Les pittoresques stations de ski d’antan ne sont plus, ou presque. Aujourd’hui, les stations ne sont plus que de gros complexes, quasi tous identiques les uns aux autres où tout est fait pour satisfaire les attentes de la clientèle: le citoyen urbain occidental qui cherche à se divertir.

Appareillages technologiques coûteux, canons à neige, cabine climatisée pour conduire le client bien au chaud en haut des pistes lesquelles ressemblent à d’immenses boulevards, restaurants à gogo, divertissements organisés, etc. «Oui, les stations sont devenues de véritables parcs de loisirs », explique ce gestionnaire de stations.» C’est un peu «Disneyland à la montagne» en somme.

Et ça marche… Les rentrées financières se chiffrent en millions d’euros pour les stations françaises des Alpes… Mais les professionnels du secteur s’accordent à le dire: le marché européen est «mature». Entendez qu’il est difficilement possible de le développer davantage. Mais les entreprises du secteur, elles, doivent trouver de nouveaux débouchés. Et où sont-ils. À l’Est. Dans les pays de l’Est et en Asie. Et on se bat pour les obtenir. Dans ce grand salon des sports d’hiver en Autriche, on ne vient pas pour voir les nouveautés technologiques, mais bien pour capter des marchés étrangers, qui se chiffrent en milliards de dollars. «Car là-bas, il n’existe rien, explique ce spécialiste de la Compagnie des Alpes. Les sites susceptibles d’accueillir des pistes de ski sont là, mais il n’y a absolument aucune infrastructure. Il faut tout construire.» Exemple: Sotchi. Ou plutôt l’après Sotchi… 30 milliards sont prévus pour faire de cette région du Caucase un méga complexe de ski concurrençant directement les stations courues d’Europe.

Mais voilà, les scientifiques commencent à prédire des difficultés dans le futur. Le réchauffement climatique par exemple a son mot à dire sur le moyen terme. Ensuite, la modification des sols et des paysages a un impact direct sur l’hydrologie des sols locaux, mais également bien au-delà. Mais il s’agit là de notions incompréhensibles pour un monde où on parle davantage de cash-flow et de benchmark…

France 5, 20.39